L’heure du départ a été fixée à 17h15, mais il faut croire que nous sommes pressés : à 17h, tout le monde est là… Après un dernier point organisation, nous prenons la route avec 4 voitures, dont 2 sont chargées à bloc (je ne dirai pas lesquelles !). Vers Saint-Girons, une vache se baladant sur la route départementale juste en sortie de virage nous procure nos premières émotions en manquant de provoquer un carambolage.

Nous arrivons à l’aire de pique-nique-bivouac située après le tunnel de Vielha (tout près du refuge de Conangles) vers 20h-20h30, ce qui nous laisse juste le temps de monter les tentes et de manger avant la tombée de la nuit. On se débarrasse tout de suite du plus lourd pour ne pas avoir à le porter le lendemain : apéritif, vin, et melon (en passant : l’alliance melon-Maury est exquise !)

La météo est moyenne mais malgré cela, j’ai très chaud dans mon duvet en plumes !!!

C’est dommage, deux ou trois averses nocturnes nous obligeront à plier les tentes mouillées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 1 : Le Pic de Ballibierne

 

Le matin, à 7 heures, Jean-Christophe et Christine nous rejoignent. Depuis le parking, il faut prendre la route N230 (à gauche), tourner à droite en direction d’Aneto et monter la petite route puis la piste se terminant par un tunnel digne d’un décor de cinéma pour déboucher sur le parking de l’Estany de Llauset (2200m), point de départ de l’aventure du jour, le Ballibierne (3062 m), qui dévoile à peine sa pointe blanche devant nous, au loin.

Il faut dans un premier temps longer le lac après avoir passé un petit tunnel. Nous sommes sur le GR11. François se régale de nous apprendre ou nous rappeler le nom de la multitude de fleurs qui agrémentent le parcours : silène enflée, millepertuis, campanule agglomérée, ciboulette, aster, aconit Napel et j’en passe… Les iris des Pyrénées sont incontestablement les vedettes du jour et parfument agréablement la balade.

 

 

 

Au bout de l’Estany, après avoir doublé un (très) grand groupe d’Espagnols, nous bifurquons plein Nord (à droite) vers l’Ibon de Botornas que nous longeons également. Un peu plus loin, nous faisons notre première pause, au panneau intersection du GR11. Un randonneur allemand, chargé comme un bourricot, arrive de l’Ouest avec son chien… On lit sur son visage la souffrance de porter un sac aussi lourd. Ah, l’itinérance ! Bon courage, Monsieur !

Il s’engage comme nous sur le sentier qui monte vers le Nord-Est (à gauche) mais bien plus légers que lui, on avance plus vite, et surtout, on passe mieux entre les 2 gros blocs qui forment un goulet, porte d’entrée rétrécie vers un décor qui s’annonce bientôt minéral…

Nous prenons la voie de l’Ibon de Chelat, dans un univers granitique où les étangs se dévoilent un à un… C’est sublime !

 

 

 

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Un peu plus haut, l’ensemble Russel, Margalides, Tempêtes, nous fait des clins d’œil presque insolents. Et autre merveille de la nature : de magnifiques pavots subliment cet univers minéral en le parant de-ci de là d’une belle couleur orange.

 

Après avoir traversé des blocs de granit et rejoint la crête, le sommet du Ballibierne, un des plus beaux points de vue des Pyrénées selon Russel, est conquis ! C’est vrai que la vue y est grandiose…

 

 

 

Mais déjà, nous sommes tous impatients de découvrir la suite… En effet, si nous voulons faire une boucle, il nous faut passer par le fameux Paso Del Caballo, l’un des plus spectaculaires passages pyrénéens selon l’auteur du livre "Pyrénées, d’un 3000 à l’autre". Une taillante de 28 mètres de long plongeant de chaque côté des centaines de mètres plus bas… Les plus hardis (comme sur la photo du bouquin) la passent debout, sur le fil de l’arête, les plus cavaliers, à califourchon, et pour les autres – dont nous faisons partie – en tenant le haut de la lame ou en s’aidant des quelques prises. Mais quelque soit la façon de l’aborder, chute interdite !

Comme nous faisons une sortie encadrée et en grand groupe, Yves et Daniel sécurisent le passage en posant une main courante. La corde n'est là que pour rassurer les plus impressionnés, et si tout le monde s’assure, personne ne l’utilise. Le rocher est très bon et une petite faille permet de poser le bout des orteils. Il y a également de très bonnes prises. Que l’on regarde d’un côté ou de l’autre, la paroi est vertigineuse… C’est impressionnant, mais tout simplement génial ! J’adore !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Après ce passage aérien au possible, nous nous retrouvons rapidement sur un autre 3000, le Pic des Couleuvres ou Tuca de las Culebres (3051 m).

De là, il ne nous reste plus qu’à gagner le col de Llauset (2835 m), par un large couloir rocheux. On file tout droit vers le val de Llauset, d’abord dans la caillasse, puis dès que nous retrouvons un peu d’herbe, on en profite pour se poser et manger. Repas bien mérité après une « balade » au dénivelé certes modeste, mais toute pleine d’émotions !

 

 

 

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La digestion se fait tranquillement sur un bon sentier, avec en ligne de mire l’ibon de Llauset. La boucle est bouclée à l’intersection au NO du lac. Il ne nous reste plus qu’à regagner le parking en le longeant.

 

 

A 14h, nous y sommes, soit 6 heures environ après notre départ matinal.

Comme la météo annoncée est très mauvaise (orages à partir de 15 heures – effectivement, sur la route du retour, les éclairs fendent le ciel), nous allons passer la nuit chez Yves dans le Luchonnais.

D'autres photos :

 

 

 

 

 

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Jour 2 : Le Cecire

Cette fichue météo ayant bouleversé tous nos projets – au départ, il était prévu de bivouaquer en montagne au retour du Ballibierne afin d’être sur place pour faire les pics Russel, Margalides et Tempêtes les 2 jours suivants – nous nous « rabattons » aujourd’hui sur un sommet certes modeste, mais d’où le panorama est grandiose : le Céciré (2403 m). Samedi matin, nous nous rendons à Superbagnères (1800 m) pour effectuer ce court aller retour, histoire de prendre l’air, quoi !

Le temps n’est pas super, super, mais dans cette blancheur opaque, la couche nuageuse nous ouvre une magnifique fenêtre sur l’Aneto et le massif dela Maladeta.Vite, vite, tout le monde sort son appareil photo pour immortaliser cet instant que l’on sait éphémère.

Secrètement, nous caressons tous l’espoir de passer à un moment au-dessus des nuages… Espoir déçu ! Plus nous montons, pire c’est… Le soleil a bien du mal à percer, pourtant, nous souffrons de la chaleur, une chaleur moite qui nous colle à la peau, particulièrement désagréable.

Juste avant d’atteindre le sommet, on aperçoit un vautour posé sur un rocher, sur la crête, ce qui rend l’atmosphère encore plus mystérieuse…

Soudain, les nuages s’écartent et laissent le massif dela Maladeta, puis celui du Maupas, entrer en scène. Juste le temps d’un clic… On y croit, on y croit, pourtant, le spectacle ne va pas durer, ou plutôt si, mais par intermittence !

Découvrant aujourd’hui ce sommet, je ne saurais dire comment est le panorama par temps clair, mais là, dans cette ambiance cotonneuse, avec tous ces nuages dans la vallée et d’autres plus haut voilant ou dévoilant les sommets au gré du vent et des pressions, je trouve le spectacle magique, époustouflant, voire vertigineux. Et à chaque seconde, ce spectacle est différent. Les acteurs sont les mêmes, mais leur parure change sans cesse, ce qui fait qu’on s’en lasse encore moins (si tant est qu’il soit possible de se lasser d’un tel paysage !) et qu’on a envie de rester là, encore et encore…

Le vautour s’est envolé depuis un moment, les brebis ont marqué leur territoire,la Maladeta,la Forcanada, l’Albe, le Maupas, le Quayrat, le Néouvielle et la lointaine Ariège entrent et ressortent de scène, chacun leur tour. Seules les vallées garderont leur mystère pour cette fois.

Nous redescendons un peu pour prendre notre repas, mais ne traînons pas car cette fois, les nuages semblent s’être installés pour de bon. Alors nous prenons le chemin du retour.

Nous retournons chez Yves où Christine, Nadine et Pascale doivent nous rejoindre.

Après de nombreuses discussions et hésitations, Yves décide de retourner en Espagne demain, afin de tenter le Russel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 3 : Le Pic Russel

Dimanche matin, nous voilà donc repartis pour l’étang de Llauset, point de départ de l’aller-retour que nous allons faire au Russel. Ouh la la, le temps est plus que maussade… ca semble plutôt mal engagé pour le moment. Heureusement, les sourires reviennent vite sur les lèvres quand de l’autre côté du tunnel de Vielha, le temps est beaucoup plus clair ! Je me dis qu’en voyant ce ciel bleu, Yves a dû pousser un gros ouf de soulagement, comme nous tous, d’ailleurs !

C’est donc reparti pour l’itinéraire déjà emprunté vendredi : l’ibon de Botornas, le GR11 qui monte au NE, mais cette fois, nous ne le quittons pas et le suivons jusqu’au col de Ballibierne (2720m).

Après… et bien après, il m’est difficile de dire par où nous sommes passés. Au col (mais était-ce celui de Ballibierne ?) nous avons traversé un peu à flanc, dans une zone d’éboulis, côté gauche, avant de gagner l’autre versant, plus herbeux, et d’aller chercher le départ de la diagonale permettant d’atteindre le sommet du Russel (3205 m). Dans un topo, j’ai trouvé le descriptif suivant (rapporté très succintement) : coll de Ballibierne (donné à 2732 m), flanc Ouest du cap de Llauset, collado de los Bucardos (2807 m), traversée à flanc, cuvette, éboulis, diagonale.

Je ne me sens pas en grande forme, les éboulis et autres gros blocs me fatiguent vite, pourtant je me régale dans cette diagonale, ainsi que dans la partie finale de l’ascension. Nous voilà projetés dans un univers de haute montagne. Trois Espagnols arrivant de la crête surplombant la diagonale parviennent au sommet juste après nous. Equipés, ils poursuivent l’arête vers la brèche de Russel. Jusqu’où iront-ils ? Quant à nous, nous ne traînons pas. Le temps est couvert, limite menaçant ; ce n’est pas le meilleur endroit pour se prendre la pluie, ou pire, un orage !

C’est dommage, les nuages nous cachent l’Aneto… Seule la pointe du pic des Tempêtes parvient à émerger.

C’est avec ces images dans les yeux que nous attaquons le chemin du retour, le même que celui emprunté à l’aller, ponctué seulement par la pause repas que nous faisons dans des blocs, à l’abri du vent.

Encore une bien belle balade dans un univers grandiose que nous ne regrettons pas d’avoir tentée !

Nous allons récupérer nos affaires chez Yves et filons à l’Hospice de France (1385 m) pour la seconde partie de l’aventure.

C’est sous la pluie que nous montons la tente et sous poncho et parapluie que nous prenons le repas du soir. Je suis fatiguée, je me sens comme si j’avais pris un coup de chaud (pourtant, le soleil a plutôt brillé par son absence, aujourd’hui !) alors avant même que la nuit ne tombe, je suis déjà dans le duvet… Bye bye tout le monde !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 4 : Le Pic de la Mine

La journée de lundi s’annonce sous de meilleures hospices (ah ah) du point de vue météorologique et c’est tranquillement, le sac à dos chargé pour trois jours, que nous prenons le sentier du Port de Venasque. Nos pas se mêlent à ceux des brebis dont certaines sont tatouées d’une fleur de lys.

 

Près de 900 mètres plus haut, nous faisons une petite pause sympathique au refuge de Venasque (2248 m), tenu par un Ariégeois, ou plus exactement, un Couserannais(il avait l'air d'y tenir!)

Le décor est grandiose. Nous poursuivons vers le port de Venasque par le sentier dominant les boums du port, magnifiques lacs aux reflets d’un bleu profond. Mais rapidement, Yves nous arrête et nous demande de mettre notre casque : en effet, nous quittons ce joli sentier à flanc pour nous engager dans le couloir d’éboulis NE filant tout droit vers le pic dela Mine (2708 m). Et là, ça change tout : finie la petite balade de mise en route, les 900 mètres avalés tranquillou ! A présent, on attaque les choses sérieuses !

 

 

C’est un délice, car après ce couloir, dans lequel il convient d’être prudent, car instable, s’ensuit une belle montée où il faut mettre les mains à plusieurs reprises et une arête finale qui s’avère très ludique. Je me retrouve dans mon terrain de jeu favori, un univers où mes mains adorent ce contact avec la roche, et avec Nadine, on s’envole vers le sommet… Pur moment de plaisir !

Ce parcours, depuis le moment où on a quitté le sentier m’a donné des ailes et refilé la pêche…

De là-haut, le panorama est exceptionnel : on voit les boums du port dans leur ensemble et le refuge, bien sûr, le port de Venasque et l’afflux humain, le pic de Sauvegarde et son sentier très très fréquenté. On savoure vraiment le bonheur d’être seuls sur la Mine tandis que tout le monde est en face.

 

 

 

 

L’Aneto aura du mal à se dévoiler et si le massif de la Maladeta s’offre à notre regard, le seigneur des Pyrénées ne se dégagera de son écrin cotonneux qu’un bref instant. La Forcanada, l’Albe, le refuge dela Rencluse, le trou du Toro, les 3000 du luchonnais, Superbagnères et même Luchon complètent la carte postale. C’est vraiment sublime !

  

 

 

 

 

Nous redescendons l’arête jusqu’au col, à partir duquel nous prenons cette fois le couloir S, mi herbe-mi caillasse, afin d’aller récupérer le sentier menant au plan de la Besurta (1920 m). De là, il va falloir se reprendre 200 mètres de dénivelé positif pour aller au refuge de la Rencluse. Avec ce que nous venons de faire et la chaleur accablante, il me semble que cette dernière grimpette va être difficile.

 

 

Pourtant, allez savoir pourquoi, mon pas s’accélère au fur et à mesure de la montée. Nicole, pressée de poser son sac à dos, m’emboîte le pas et nous filons à belle allure jusqu’au refuge. Est-ce la promesse de boire une bonne bière qui me donne à nouveau des ailes ?

Voilà, maintenant vous connaissez les deux ingrédients qu’il me faut pour me faire galoper en montagne : du rocher à tâter et de la bière !!!

A 16 heures, nous sommes à la Rencluse(2140 m), ce qui nous laisse largement le temps de nous installer, nous doucher et … farnienter, en attendant le copieux et succulent repas! Miam !

 

 

 

Encore quelques photos :

 

 

 

 

 Jour 5 : Le Pic et la Dent d'Albe

Le lendemain, nous sommes prêts avant l’heure pour nous attaquer aux deux objectifs du jour : le pic et la dent d’Albe (3107 et 3120 m).

De bon matin, tandis que tout le monde est déjà parti vers l’Aneto, nous sommes les seuls à nous diriger à l’opposé, c'est-à-dire vers l’Ouest. Droit devant nous, le pic de Padern se dresse fièrement.

 

 

Le sentier monte agréablement le long du torrent d’Albe, pour aller gagner un plateau où se trouvent des petits lacs (de la Rencluse ou de Padern), puis se redresse vers une terrasse où une source permet à tout le monde de se rafraîchir… On passe alors dans un univers minéral, parsemé de gros blocs. Une fois parvenus dans la combe (sous le col d’Albe) l’itinéraire cairné dans les blocs nous mène sur la crête des Tuca Blanca, point de vue fabuleux sur la Tuqueta  Blanca de Padern, et tant d’autres pics aussi majestueux les uns que les autres…

 

Il nous faut poursuivre jusqu’à environ 2900 mètres d’altitude, point à partir duquel il nous faudra bifurquer à gauche pour aller chercher le pied de la cheminée par laquelle nous allons passer. Ca y est, on voit le passage ! Pour l’atteindre, il faut d’abord grimper dans un couloir d’éboulis instables. Si cette partie n’est pas très rigolote, en revanche, je vais m’amuser dans la partie escalade de la cheminée. C’est vraiment un pur délice !

 

 

On débouche sur un collet et là, alors que je pensais que l’on allait poursuivre par l’arête à gauche, on effectue une traversée à flanc avant de monter et d’atteindre l’arête sommitale, accidentée mais facile et  qui est encore une fois un vrai régal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps de prendre quelques photos et nous continuons. Pour éviter l’arête menant à la dent d’Albe, nécessitant deux rappels, nous redescendons par le même itinéraire jusqu’au glacier d’Albe (ou du moins, ce qu’il en reste). Yves et Daniel installent une main courante dans la cheminée pour aider Pascale.

 

Il ne nous reste plus qu’à remonter un raide couloir d’éboulis pour atteindre le (col inférieur d’Albe). C’est à environ mi-chemin de ce couloir que je me prends une pierre sur la jambe gauche. En entendant les cris me signalant la chute, j’ai tout juste le temps de me pousser, probablement assez pour qu’elle ne me brise pas les tibias ou les genoux, mais pas suffisamment pour l’éviter totalement… Ca fait mal ! Mais je poursuis… Forcément, dans ces conditions, j’apprécie beaucoup moins l’arrivée à la dent d’Albe. Je me souviens seulement qu’on n’y a pas traîné (pas trop de place).

 

On vient de se faire une belle frayeur, et dès lors, pour Yves, hors de question de descendre par le même itinéraire. Alors on poursuit vers le SE, sur le flanc sud de la Muela d’Albe, dont on touche presque du doigt le sommet, avant de changer de versant et tenter d’aller rejoindre le col supérieur d’Albe. Mais on se trouve face à une difficulté : il y a une petite vire à franchir, une petite vire de rien du tout, certes, mais sur un terrain en pente raide, complètement instable, avec quelques blocs à passer, complètement instables eux aussi. Il faudra toute l’expérience, l’énergie, le courage et la patience de Daniel, Yves et François pour aller poser une corde dans cet univers croulant de partout et nous faire passer sans encombre ces quelques mètres. Encore merci à eux.

Après cette montée d’adrénaline, rejoindre et descendre le couloir d’éboulis est un jeu d’enfants !

 

Je sens que le chemin du retour va être difficile ; ma jambe me fait souffrir. Daniel ouvre la route et cherche le meilleur itinéraire possible, afin de m’éviter au maximum les gros blocs. Là encore, je le remercie, puisque j’arriverai au refuge sans trop de casse.

Je remercie également les trois médecins de l’équipe et tout le groupe, qui a été à mes petits soins !

S’il me tarde de me poser, j’appréhende tout de même le moment où la machine va se refroidir…

On envisage déjà mon retour en France, tout est même organisé pour le lendemain, trois randonneurs garés à l’Hospital de Benasque proposant de me ramener à Saint-Béat, où mes compagnons viendront ensuite me chercher…

Finalement, au cours de la soirée, ça semble aller plutôt pas trop mal. Ma jambe est enflée mais pas plus que ça, et je marche presque normalement. Poser le pied ne provoque plus trop de douleur. Je verrai bien l’évolution au cours de la nuit.

 

 

 

 

 

Jour 6 : Le Soum de l'Escalette et l'Entecade

Premier jour du mois d’Août, je me lève et je constate avec joie que ma jambe va bien ! Youpi, je vais pouvoir terminer le périple avec le groupe…

Pour rentrer et profiter encore d’une belle journée en montagne, nous allons repasser par le plan dela Besurta, le port de la Picade(2468 m), le Pas puis le Soum de l’Escalette (2396 et 2466 m) et enfin l’Entecade (2266 m). Un parcours facile, mais long.

Il fait beau, c’est probablement la plus belle journée de ces 6 derniers jours et nous profitons pleinement du panorama exceptionnel. Yves a insisté pour que je m’allège ; d’accord. Je me déleste du baudrier. Daniel insiste également pour porter mon sac, je suis presque obligée de me fâcher pour refuser. Non mais alors ! Merci quand même !!!

Le parcours est jalonné de bornes frontières, il est fort agréable ; ma jambe supporte la marche, je suis bien contente d’être avec le groupe pour cette dernière journée, mais en voyant le sommet de l’Entecade, je me dis quand même que je vais avoir du mal à reprendre ces quelques mètres de dénivelé. François me prête un bâton, lequel doit avoir un effet magique, car mes pas s’accélèrent soudainement et je file vers le sommet.

Le temps que tout le monde arrive pour la photo de groupe, et nous déguerpissons rapidement pour aller manger un peu plus loin. En effet, le sommet est hyper-fréquenté … par des hordes de fourmis volantes !!!

 

Voilà ! L’aventure touche à sa fin… Nous redescendons vers l’Hospice de France, et vers 15h30, nous prenons notre dernier verre ensemble au bar.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A voir aussi :

L'Aneto


Commentaires :

"Super compte rendu avec de belles images et surtout une ecriture agreable a lire Vous nous faites voyager merci !
concernant ce peche mignon pour la biere je reste sans voix car c est comme ca que je suis egalement lol" (Anthony)

 

 

"bravo !! avec ce résumé et imagé de notre périple je le revis .MERCI" (Daniel)