Pic du Pla de l’Estany 2859 m (ou pic de Bareytes), ou enfin une rando andorrane « longue » !

 

S’il y a bien une balade à recommander dans ce beau secteur d’Arinsal, si on a déjà fait la Coma Pedrosa, c’est celle-ci.

Les paysages sont variés et magnifiques, on découvre des bordes, des refuges, un vieil orri, des beaux estanys, et la vue sur le point culminant de la pricipauté est tout simplement sublime. La montée finale est la même que lorsqu’on vient du côté français, par le port d’Arinsal, et celle-ci est pas mal aussi. Ne sachant quel est le « vrai » sommet, je monte jusqu’aux gros cairns ; le tracé GPS me montrera qu’il est en fait avant. 

 

Le point de départ est le même que pour aller à la Coma Pedrosa, juste après le tunnel d’Arinsal. A l’aller, j’ai choisi de suivre la piste. Au bout d’un kilomètre, il faut bifurquer à droite, toujours sur une piste qui grimpe bien. On arrive à une première grange (borda des Agunes ?) et à la fontaine de Moixo (1800 m – 1,3 km) en 22 mn. Le chemin se poursuit toujours dans une belle grimpette jusqu’à arriver aux bordes de la Coruvilla. Ici, ça bifurque de partout, le Comu de la Massana a aménagé et balisé pas mal de circuits de randonnée. Je poursuis en direction du Pla de l’Estany et m’écarte de la piste pour emprunter le cami del rec de l’Areny, où est implanté un panneau expliquant la restauration d’un mur de soutènement, qui se trouve juste après. J’ai plaisir à cheminer dans les pas des « anciens » et même si l’agitation andorrane n’est pas si loin, j’ai l’impression d’être plongée au plus profond de la nature.

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En une heure, je suis au refuge du pla de l’estany ou Joan Canut (2050m), seule humaine parmi les chevaux et une brebis. Le site est vraiment magique.

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Je continue vers ma destination, jusqu’à un abri métallique à 2500 mètres d’altitude (1h50). Perdue dans mes pensées (les douleurs inexpliquées que je ressens dans les cuisses ainsi que dans les genoux commencent à m’inquiéter) je perds le balisage, qui était jusqu’à présent bien marqué et fréquent. Guidée par un ou deux cairns, je traverse une zone d’éboulis, je suis assez surprise de ne plus trouver de peinture, mais je continue tout de même jusqu’à une « cuvette » où je devrais trouver les étangs (me dis-je). Or, pas d’étangs ! Cela me confirme que je n’ai pas pris le bon itinéraire. Je rebrousse chemin jusqu’au dernier balisage, et là en effet, je ne puis constater que je m’étais trompée de direction, trop distraite, certainement… Entre 20 et 30 minutes de perdues, je me dirigeais en fait vers le coll de Montmantell.

Je chemine désormais au-dessus de l’abri métallique et quelques instants après, je parviens au premier étang de Montmantell (2615 m – 2h35 avec l’erreur). Surprenante étendue d’eau que l’on découvre subitement, quand on a le nez dessus !

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J’ai un peu de mal à voir le balisage (qu’est ce qui m’arrive ???) mais trouve sans peine la suite du cheminement, qui fait passer par le second lac, puis mène, en traversée, au port d’Arinsal (2734m). De là, je découvre l’itinéraire français, paysage beaucoup plus austère que celui que je viens de traverser… Mais… où est la suite du parcours ? Vigilance, vigilance… Je suis une pseudo-trace vers le sommet, mais elle me mène dans la pente de gispet et je n’aime pas trop ça, alors je préfère remonter vers la crête. Et c’est beaucoup mieux !!!

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Le « faux » sommet est atteint en 3h25 (et 7,6 km). Quel magnifique belvédère pour prendre son repas !

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Je redescends par le même itinéraire (sans aller jusqu’au Port d’Arinsal) où je croise un couple qui devait faire une balade jusqu’au pla de l’Estany, et qui a continué jusqu’aux étangs et se dirige maintenant vers le port, poussé par cette envie de savoir ce qu’il y a « derrière » !!! Enfin, je pense que c’est surtout l’homme qui est curieux… et la dame suit, comme elle peut !!!

J’atterris directement à l’étang supérieur de Montmantell, je me suis donc écartée de l’itinéraire aller, mais peu importe, cela est une belle occasion de le voir de plus près, et puis j’ai le temps. C’est et il fait si beau !

Je m’octroie une petite pause vers 2320 mètres d’altitude, près d’un orri en ruine et face au sommet que je viens de faire. Enfin, si c’est bien celui-là. Il fait chaud, très chaud, je n’ai pas envie de redescendre.

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Pourtant, je continue. J’ai bu toute mon eau, il faut donc que j’aille jusqu’au refuge du pla de l’Estany pour me ravitailler.

Quand j’y arrive, je constate avec amusement que je ne suis pas la seule à avoir soif…

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Je poursuis le même itinéraire qu’à l’aller jusqu’à la fontaine Moixo, et quelques mètres plus bas, je décide de quitter la piste pour emprunter un petit sentier dans le sous bois balisé en jaune. C’est un charmant cheminement dans les pins beaucoup plus agréable que la piste (bien qu’il m’ait semblé long) qui amène pratiquement au parking, plus précisément à la barrière au début de la piste de la Coma Pedrosa. C’est le tracé « acces al parc natural per Corriol », très sympathique quand on veut éviter la monotonie de la piste.

 

Même sans aller au sommet, il y a visiblement beaucoup de randonnées à faire dans ce secteur. A noter aussi que c’est l’itinéraire pour aller aux étangs Forcats, sous le pic de Medecourbe.

 

En ce qui concerne le pic du Pla de l’Estany ou pic des Bareytes, j’ai donc mis 6h34 avec les pauses et l’erreur, pour une distance de 14 km et un dénivellé de 1300 à 1400 mètres.

Une balade que je recommande vivement pour la diversité et la beauté des paysages, pour la durée, la distance et le dénivellé qui commencent à devenir intéressants, surtout quand on a été habitué à randonner en Ariège auparavant !!!!!

Ca change des sommets (trop) vite atteints en Andorre, ce qui soit dit en passant, est appréciable aussi quand on n’a pas envie de se lever trop tôt, je l’avoue !!!!