Aujourd'hui, direction le pic de la Cabaneta, sommet situé entre le Serrere et l'Estanyo. Il y a de la place sur le parking de Sorteny, cool, cela m'évitera un stationnement illicite et une prune!

pic de l'Estanyo

 

Hormis le topo de Philrando, j'ai trouvé peu d'infos sur l'itinéraire. Tous partent de Ransol... Mais moi, ça m'intéresse de le faire de ce côté!!!!

Jusqu'à la collada dels Meners, c'est facile et balisé (GRP tour d'Andorre). C'est aussi une portion de la HRP effectuée en 2014, je navigue donc en terrain connu et c'est l'occasion de me remémorer quelques souvenirs!

Mais d'abord, nous faisons un petit tour dans le jardin botanique, ce que je n'avais pas fait au cours de la traversée... Tiens, des "coscolls". Chouette! Maintenant, je sais ce que c'est!

01

 

Tout en marchant, je raconte à Fred les souvenirs de la traversée : la déception de Benoît en constatant que le refuge de Sorteny était dorénavant gardé, l'évocation de la cabane de la Serrera, lieu de notre 27ème nuit. C'est un lieu qui m'avait beaucoup charmée; la magie opère encore aujourd'hui.

02

 

Le pic de Font Blanca s'impose avec majesté dans le paysage...

03

 

Je raconte comment le démarrage de la 28ème journée avait été difficile, combien le paysage m'avait paru austère. Je garde en souvenir le froid et la noirceur de cette journée. Heureusement, une petite accélération dans la montée à la Collada dels Meners m'avait réchauffée.

Aujourd'hui, je comprends pourquoi cette vision m'avait parue si désagréable : les pentes de l'Estanyo et de la Cabaneta ne sont que minéralité croulante, et sans soleil, c'est bien sombre. Heureusement, ce matin, le soleil est de la partie, rendant le panorama bien plus agréable et accueillant.

Nous avons à vue deux randonneurs chargés que nous doublons juste avant l'arrivée au col. Ils sont exténués! Ca aussi, ça me rappelle quelque chose! Je me revois à leur place, ici même, et à tant d'autres endroits de la chaîne, avec le lourd sac sur le dos. Ils font une bonne pause au col. Ma curiosité l'emporte et je leur demande, dans un langage mixé catalan - espagnol - français, s'ils font le tour de l'Andorre. A ce moment, je n'imagine même pas qu'ils font la "Alta Ruta Pirenenca"! Et pourtant! Je leur raconte que j'ai moi aussi effectué la traversée et qu'ils me rappellent... moi!!!  au cours de l'été 2014. Je leur montre mon tout petit sac à dos et dis qu'aujourd'hui, c'est plus facile et que la montée s'est faite sans peine! Ils me disent qu'ils vont à Juclar, l'Hospitalet et les Besines. Je leur réponds que nous avions pris l'option Siscaro - Pas de la Case - Lanoux. Je crois comprendre que s'ils en ont bavé dans la montée, c'est à cause du copieux repas pris hier soir au refuge de Sorteny! Une rencontre bien sympathique, et ça fait plaisir de parler de cette belle aventure! Au fait, je ne sais même pas si c'était des Catalans...

04

05

06

07

08

 

Pendant ce temps, Fred est parti poser ses fesses sur un rocher un peu plus loin. Il observe la crête menant au pic de la Cabaneta. Face à ses doutes, je lui rappelle que j'ai lu que ça passait. Il est persuadé du contraire, et même si... il me dit qu'il est hors de question qu'il s'aventure sur cette arête, que c'est impossible que ça passe sans équipement. Soit! Bon, c'est vrai qu'elle n'est pas très accueillante, vue d'ici. On voit un bout de sentier sur sa droite, dont on ignore l'origine, et cette fois, c'est moi que ça n'enchante pas. Moi, je voulais l'arête! 

09

10

 

Du coup, on décide de changer d'option et de monter au Serrere. Après tout, je ne l'ai jamais fait depuis l'Andorre, et puis étant sur place, je pourrai rapidement retourner à la Cabaneta!

On tourne donc le dos à notre objectif premier, dans une montée ne posant aucune difficulté. 

11

12

 

Le sommet est vite atteint, je profite de cet instant où il n'y a personne d'autre que nous pour mitrailler le site, après quoi nous nous installons face à la Cabaneta pour manger. De là, on voit la totalité de la trace y montant, et même une autre plus proche de l'arête. C'est cette option qu'il faut choisir je pense pour l'atteindre.

13

14

15

16

17

18

19

 

Pour descendre, nous choisissons d'aller chercher la trace existante sur la carte et qui doit nous ramener à mi-chemin entre le col et la cabane. Si au début, on suit effectivement une trace, on se retrouve vite en hors-sentier, dans une descente assez raide mixte caillasse/herbe, et filons à vue vers la vallée. J'aime bien, mais c'est un peu un coup pour rien, bien que nous récupérions tout de même le sentier balisé à peu près à l'endroit où la trace fantôme était sensée nous ramener! Bref! Le mieux aurait sans doute été de suivre la crête jusqu'à la porteille de Cebollera. Ce que nous avions eu dans l'idée de faire dans un premier temps. Mais c'est bien, finalement, aujourd'hui aura été une journée "repérage". 

Fred va voir comment est aménagée la cabane, lui aussi trouve le lieu charmant et se plait à imaginer venir y passer une nuit cet hiver.

Je me rends compte qu'au pas de la Serrera (franchissement du riu de Sorteny - changement de direction), un sentier monte vers le pic du Sal; si je veux revenir faire une boucle dans le coin, c'est donc ici qu'il faudra quitter ou retrouver, selon le sens du circuit, le GRP/HRP.

Décidément, je suis ravie de cette rando-exploration du lieu-reconnaissance d'un futur parcours!

Je remarque sur le bord du sentier plein de hautes herbes sèches avec une tige assez grosse et creuse. Serait-ce le fameux coscoll? Et oui! C'est très odorant! Si côté France, les Catalans en raffolent, ici, ça ne semble pas être le cas, car il y en a partout. Malheureusement, il est trop tard pour en récolter! Mais maintenant, je sais où en trouver ;-) 

En fait, il s'agit ni plus ni moins de l'angélique officinale... Encore une découverte :-)

Nous voici de retour au refuge de Sorteny; en sirotant une boisson, j'évoque en riant un autre souvenir HRP : celui où Ben faisait le c... derrière un groupe de "vieilles rombières" m'ayant demandé de les photographier devant le bâtiment! Je raconte aussi que ce jour-là, on avait longuement hésité à s'asseoir dans les transat, de peur de les salir ou d'y laisser notre odeur de quelques jours de rando sans lavage!!! Finalement, on s'était laissés aller à ce petit confort ;-)

Aujourd'hui, plus de transat sur la terrasse!!!

Le Serrere, en fond de vallée, nous fait un dernier coucou.

20

 

Il ne nous reste plus qu'à regagner le parking, avec déjà plein d'autres projets dans la tête!

 

Une belle balade de 14 km environ, entre 1200 et 1300 m de D+ en 6h23 pauses comprises

Du parking de Sorteny (1750 m) au refuge : 30 mn

30 mn de + pour la cabane de la Serrera

1 h de plus pour la collada dels Meners

20 mn de + pour le Serrere

1h25 de pause au sommet...................................................

parcours serrere

profil serrere

 

Serrere et coume de Seignac depuis la France

Le pic de Font Blanca

Le pic de l'Estanyo

Le pic de la Cabaneta