Ce week-end, la météo estivale est encore au programme... Octobre nous offre les belles journées ensoleillées qui nous ont tant manquées en septembre alors il faut en profiter!

Retour sur les pas d'une randonnée effectuée en 2012 à la journée (après un échec en mai 2011), une belle bambée depuis la centrale de Pradières qui nous avait menés au pic de Tristagne.

Si l'accès à ce sommet est rapide voire frustrant depuis la station d'Arcalis en Andorre, depuis la France, il n'en est pas de même! Et c'est en mode plus cool qu'on décide cette fois de parcourir ce bel itinéraire.

Première étape : le refuge de l'étang Fourcat. Même si les semelles me démangent de passer par les Picots, nous décidons de partir à nouveau de la centrale de Pradières, pour des raisons pratiques de boucle!

Les couleurs automnales s'installent tranquillement...

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Au fil de la montée, des souvenirs remontent à ma mémoire, notamment la belle photo que j'avais prise de l'étang d'Izourt et que j'ai sortie en poster. Je me rappelle aussi à quel point j'en avais bavé la première fois. En regardant la montée au-dessus de l'étang, je me souviens aussi d'une première tentative avortée, à cause d'une entorse... Retour au point de départ, le coeur plein de larmes...

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Aujourd'hui, je semble être plus en forme, même si c'est dur, encore, mais quand je me retourne vers l'étang d'Izourt, je ressens un profond bien-être...

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Petit à petit, la tache bleue se rétrécit, tandis que mon sourire s'élargit : aujourd'hui, point de glissade sur les rochers humides (normal, le terrain est sec!) et la montée vers les orris de la Caudière me semble même bien agréable, elle qui m'avait pourtant laissé un souvenir cuisant!

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C'est la suite qui va s'avérer plus difficile. Aux orris de la Caudière, je me trempe les pieds - évidemment - avant de franchir la passerelle. Bouh, je vais avoir les pieds mouillés pour le reste de la balade, demain y compris si le soleil ne parvient pas à sécher chaussettes et chaussures avant la nuit! Sur cette portion, la lassitude me gagne. Seules les parties rocheuses ou en dalle me redonnent un peu de pep's. Comme cette montée me paraît longue! Je n'en peux plus. On voit la cascade qui doit provenir du petit étang Fourcat, mais jamais, jamais on ne s'en rapproche...

Ah, enfin, le gros cairn qui indique que l'on arrive en "territoire Fourcat"! Le sourire revient sur mes lèvres! Laurent découvre le lieu dont je lui ai tant parlé et le trouve magnifique. Tout comme moi. Ce site me fait toujours l'effet d'une première fois ;-)

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Après un délire photo/vidéo, nous repartons à l'assaut du refuge de l'étang Fourcat.

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Mais pourquoi sont-ils allés le percher là-haut?

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Le petit étang Fourcat plonge déjà dans l'ombre...

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Il est à peine 17h, au final, la montée qui m'a semblé durer une éternité aura été faite en 3h15... Il faut profiter du soleil avant qu'il ne parte se cacher derrière le Malcaras, mais le vent n'est pas chaud!!! Pour le moment, nous sommes seuls au refuge. Nous allons poser nos affaires dans la chambre du fond. Avant de servir l'apéro, Laurent va chercher de l'eau au déversoir. Il n'a pas encore vu le grand étang Fourcat... Il pourra en mesurer la beauté demain, car pour l'heure, il est dans l'ombre, et ... stupéfaction! Son niveau est bien bas! Waouh, je ne l'avais jamais vu comme ça et ça me chagrine un peu...

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Le soir, alors que nous nous apprêtons à manger, un couple vient installer sa tente sur la terrasse. Ces voisins se montreront discrets et n'entreront pas dans le refuge... Un peu plus tard dans la soirée, quand notre repas est terminé et que l'on vient de s'installer dans nos duvets, deux autres couples arrivent. Il fait nuit et ont donc terminé leur parcours à la frontale. L'un est monté par les Picots, l'autre par Pradières. Nous descendons discuter avec eux un petit instant avant de plonger dans les bras de Morphée.

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Etape deux : hier, nous nous sommes endormis tardivement du coup, le réveil est tardif aussi... Bah, nous avons le temps, après tout! Nous ne sommes qu'à 450 m du sommet et la météo est encore au - très - beau fixe!

C'est parti donc pour le Tristagne, 2878 m, via un sentier surplombant l'étang Fourcat. Là aussi, des souvenirs affluent : à l'époque, Fred avait flippé en passant le petit toboggan et la vire au-dessus de l'étang. Aujourd'hui, la sensation est totalement différente, car l'eau est loin de son niveau originel et si le regard est attiré, ce n'est que par la trace qu'elle a laissé en se retirant...

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Après une petite traversée herbeuse à plat, nous empruntons un couloir d'abord assez agréable, mais qui le devient beaucoup moins sur la fin, et nous fait tarder de parvenir sur la crête. Et en effet, quel bonheur lorsque celle-ci est atteinte! Nous sommes les seuls à venir depuis la France; en revanche, on commence à voir les randonneurs qui arrivent de l'Andorre...

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Mon regard se tourne sans cesse vers la crête que j'ai parcourue il y a tout juste un an, entre le Tristagne et le pic de l'étang Fourcat. Jolie!

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Une pensée pour le couple de Toulousains d'hier soir qui, sur mes conseils, ont entrepris de monter au Malcaras... Eux sont passés par l'étang de la Oussade, dont le vert contraste avec le bleu des étangs Fourcat... J'espère que la fille ne souffrira pas trop du genou en redescendant sur Soulcem!

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De l'autre côté de la frontière, les étangs de Tristagne n'ont rien à envier à leurs voisins français...

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L'étang de la Goueille qui m'a laissé un excellent souvenir n'attend plus que nous!

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Regard obligé vers le massif de l'Estats!

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Les pics de la Soucarrane et de Roumazet séparés par le large port de Roumazet...

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Derrière la crête, la vallée de Soulcem, et encore derrière, le massif de Bassies...

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L'étang de la Goueille et le pic de l'Aspre, qu'on envisage d'aller visiter...

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L'Andorre...

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Sourire radieux au sommet! Je porte haut les couleurs de la Ronda de la Carança ;-)

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Il nous faut entamer la descente; celle-ci se fait par la crête en direction du port de l'albeille; dans la partie terminale, Laurent se rend compte qu'il a perdu son appareil photo... Aïe, sur cette portion du parcours, il va être quasiment impossible de le retrouver. Vu la pente, il n'a pas pu rester à l'endroit où il est tombé... Il râle et refait le chemin inverse pour tenter de le retrouver, en vain. Dommage...

A l'approche de la sente tracée dans les éboulis venant d'Arcalis, je dis que nous sommes parvenus au port et que nous allons à présent nous diriger vers l'étang de la Goueille. Bizarre, la descente me paraît sacrément raide et incommode. Même si je l'avais faite dans le brouillard en 2012, je n'ai pas le souvenir d'un truc si merdique... Pareil lorsque je l'ai arpentée dans le sens de la montée.... Y'a un truc! Ah ben oui, y'a un truc! Pas la moindre petite trace; c'est une fois parvenus sur un terrain plus tranquille que nous voyons le balisage blanc et rouge plus loin sur notre droite. Un regard en arrière finit de nous convaincre que nous avons plongé vers les étangs trop tôt!!!! Le port de l'Albeille était un peu plus loin. Allez, on n'allait tout de même pas faire un parcours sans faute!

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Après être passés aux étangs de l'Albeille, nous parvenons au bel étang de la Goueille, endroit tout trouvé pour prendre le repas. Lieu d'intersection montagnard! Ici, y'a plein de balisage... Je connais le rouge et blanc qui ramène au refuge de l'étang Fourcat, le jaune qui va vers Petsiguer; en revanche, celui qui part à droite m'intrigue un peu... Monterait-il vers le pic de l'Aspre? Je pense qu'il bascule plutôt vers Gnioure... Dans ce secteur, le tracé sur la carte IGN est loin de correspondre à la réalité du terrain, alors c'est un peu compliqué de s'y retrouver!

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En parlant du pic de l'Aspre, tiens... On y va? On n'y va pas? Il donne envie, mais une seconde option s'offre à nous : profiter du soleil et farnienter au bord de l'étang... Finalement, le choix est vite fait; je vais préserver ma cuisse gauche qui a bien souffert dans la montée au Tristagne et peut-être même un peu plus dans la descente, alors ça sera... farniente!

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C'est en sortant ses victuailles du sac que Laurent tombe sur ... son appareil photo!!!! Je lui avais bien dit de vérifier avant de remonter le chercher! Il est super content; moi aussi! J'en saute de joie ;-)

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Bon, c'est pas qu'on n'est pas bien, là, mais il va falloir songer à descendre : plus de 1000 mètres nous séparent encore de la voiture... Enfin, je découvre les étangs de Petsiguer au bord desquels j'étais passée dans le brouillard en 2012. Remarque, comme ça, je n'ai pas l'impression de passer deux fois au même endroit... Je me souviens juste qu'il y avait à l'époque un Algeco et des poules.

La cabane du berger est fermée. Dommage, ça pourrait être un bon choix de dodo pour venir crapahuter sur deux jours dans le secteur...

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Photos, photos... mais quand est-ce que ça descend? Ah oui, enfin! Le sentier est très agréable et je reconnais la vallée au fond de laquelle coule le ruisseau de Petsiguer.

A la première intersection, Laurent est tenté de partir à gauche! Je lui dis qu'il ne faut pas, que ce sentier retourne vers les orris de la Caudière. Nous avions fait cette erreur en 2012, et curieusement, je m'en souviens très bien! Nous continuons donc notre route vers le Nord (GR10 A du haut). GR qu'il faudra quitter bientôt pour retourner vers les baraquements d'Izourt. Je n'aime pas trop ce sentier dans la pente herbeuse parfois traversée par des dalles, à proscrire en cas de pluie ou d'humidité. Quelques rhododendrons sont en fleur... En octobre, c'est de la folie! Le monde tourne n'importe comment!!!

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Parvenus au barrage, nous discutons avec un randonneur qui revient du pic de l'Aspre. Cool! Il nous donne des infos sur l'itinéraire! Il commence à se faire tard, dernière "ligne droite" pour retourner au parking, petite balade dans la forêt... Nous doublons le couple italo-iranien qui a dormi au refuge cette nuit; la fille semble souffrir du genou ;-(

La bambée se termine vers 19 h... On en a quand même plein les jambes; quand je pense que j'ai fait la même chose à la journée, fallait avoir la patate!

Une très belle boucle, évocatrice de souvenirs : le GR 10 (jour 6) allant du refuge de l'étang Fourcat à Goulier, avec cette longue, très longue portion à flanc au-dessus d'Izourt. Cela avait été une horreur à l'époque... La même balade, mais à la journée, bien évidemment. Mais aussi la boucle des étangs que j'avais faite avec Anthony, un lecteur assidu de mes récits et qui avait voulu voir "en vrai" le lieu dont je parle tant et ses étangs que j'ai photographiés des dizaines de fois... Il y a aussi ce moment suspendu dans le temps où j'ai fait du canoé dans le grand étang Fourcat. Une petite virée au  pic de l'étang Fourcat, aussi... Et encore une virée au Fourcat...

Le passé, le présent se rejoignent en cet endroit et ils procurent l'agréable sensation d'avoir la chance de pouvoir jouir de ces lieux magiques, d'en prendre toujours plein les yeux et alimentent avec bonheur notre mémoire...