Après une soirée sur la côte d'Azur (concert de Ben Harper) et une nuit dans l'arrière pays niçois (Tourettes sur Loup), nous prenons le direction du Mercantour via la D2004 (L'Escarene/col de Braus/Sospel/col de Brouis) que nous quittons peu avant Tende pour aller à Casterino.

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Nous nous arrêtons environ 4 km avant ce hameau, après le lac des Mesches, ayant trouvé un lieu sympathique de bivouac au bord de la rivière. 

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Mercredi 17 juillet.

C'est parti pour une petite virée dans la vallée des Merveilles.

Après un arrêt café à Casterino, nous poursuivons la route jusqu'à son terminus (parking du Pautamou 1550m). L'aubergiste nous a dit qu'il fallait 3 heures environ pour monter au refuge de Valmasque, la destination du jour; rien ne presse, donc. Nous partons à 12h20 sur une piste ennuyeuse, longue, longue... Heureusement, plus on monte, plus le paysage est joli, et le chemin beaucoup plus agréable qu'en première partie. Je suis impressionnée par la multitude de fleurs qui agrémente le parcours.

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En moins de 2 heures, nous sommes au refuge de Valmasque (2233m) perché au-dessus du lac vert. Nous réservons repas et nuitée. Comme la plupart des refuges, je suppose, les réservations ne peuvent se faire que par Internet mais heureusement, il reste quelques places et le gardien me dit que c'est bien la première réservation qu'il prend "en direct" depuis au moins dix ans. On évolue - ou pas, avec son temps!

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Comme il est encore tôt, nous faisons un aller/retour jusqu'au lac gelé par un itinéraire qui me plaît bien! 

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De là-haut, nous pouvons voir les lacs vert, noir et du Basto... dommage que le ciel soit nuageux!

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Nous retournons au refuge où la soirée s'écoule paisiblement. La nuit en collectivité ne sera pas trop mauvaise. 

 

Jeudi 18 juillet.

Ce matin, je me réveille en sursaut à 7h40 - j'ai raté le petit-déj' servi jusqu'à 7h30, mais le gentil gardien insiste pour me servir quand même (merci!). Sur les conseils de ce dernier, aujourd'hui, nous allons quitter le circuit "classique" pour grimper au Mont Bego (2872 m), qui selon ses dires, est la plus belle balade du coin. Il nous dit qu'il ne faut pas craindre le vertige, qu'il y a deux petits pas à effectuer et une vire d'une dizaine de mètres assez impressionnante, mais visiblement, il nous sait tout à fait capables de ce genre de périple! Je ne suis donc pas trop inquiète.

8h20, c'est parti! Comme on n'a rien prémédité et qu'on ne connaît pas du tout le milieu où nous allons évoluer, nous n'avons aucune idée du temps que l'on va mettre pour atteindre le sommet.

Nous suivons le balisage jusqu'à la Baisse de Valmasque (2552 m) en longeant les lacs vert, noir et du Basto, où nous parvenons à 9h55.

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Bon sang, ce qu'il fait froid ici! La météo peu engageante m'a fait hésiter durant la montée, mais je pense que l'ascension se tente; après tout, notre rythme est plutôt bon et le sommet devrait pouvoir se gagner sans que l'on aie à essuyer le mauvais temps.

L'itinéraire est génial, bien tracé et bien cairné. Quelques vires, effectivement, mais rien de bien méchant. On rate les sculptures datant des années 60 mentionnées par le gardien de Valmasque, en évoluant sur le terrain, on ne se souvient plus de l'endroit où elles se situent.

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A 11h05, nous sommes au sommet. Il y fait froid et la météo plus qu'incertaine nous empêche de profiter du panorama. C'est bien dommage! Il paraît que de cette vigie, on voit la côte d'azur!

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Petite pause, grignotage, puis nous nous dirigeons vers l'antecime dans un paysage lunaire, avant de basculer vers le site lacustre des Merveilles. Ce versant n'a rien à voir avec ce que nous venons de gravir; c'est une montagne à vache. La première partie de la descente est assez raide tout de même, je me régale, puis la lassitude arrive dans la seconde partie où les lacets s'étirent beaucoup plus dans la longueur. Heureusement, la vue est belle!

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Nous parvenons au refuge des Merveilles (2135 m) un peu avant 13h, pile poil pour le repas! Avant cela, et pour agrémenter notre pique-nique, nous allons commander une bière, du fromage de brebis que le berger vient tout juste d'apporter, et de la tarte myrtille/framboise. Miam!

Ici, des groupes s'apprêtent à partir avec un guide pour aller voir les sculptures rupestres. Nous, nous hésitons quant à la suite du programme. Nous ne pensions pas arriver si tôt au refuge (lieu de dodo initialement prévu) alors on se demande si on poursuit la route ou si on se pose ici... Ma petite expérience d'itinérante ne m'a pas trop laissé pour habitude d'arriver à un endroit aussi tôt et de glander ensuite. Et je me rends compte que 5 ans après la HRP, ça n'est toujours pas mon truc!

Un seul point nous fait hésiter : cette satanée météo. Ne risque-t-on pas de se prendre un orage sur la tête en poursuivant notre chemin?

En ce qui me concerne, l'hésitation ne dure pas trop longtemps. En plus, je ne sais pas si c'est à cause du manque de soleil, je ne me sens pas particulièrement bien dans ce lieu (d'où le manque de photos?). Bref, j'ai envie de continuer. Sur notre parcours, un autre refuge, et avant celui-ci, une échappatoire, même 2, vers les Mesches et Casterino.

Alors, go! Il est 14h, nous reprenons la route vers le vallon de la minière, ce qui nous fait redescendre à 1550/1600 m environ, sur un joli sentier aménagé en première partie, puis un cheminement moins agréable en forêt.

Puis il nous faut remonter à la Baisse de Valauretta (2279 m) c'est-à dire reprendre 700 m de D+

Dès le début de la montée, on entend l'orage gronder derrière nous... Hum hum! Nous venons de passer l'intersection avec le sentier ramenant au lac des Mesches, il est encore temps de prendre cet itinéraire. 

Non, nous décidons de continuer. Aïe, 2/3 grosses gouttes nous tombent dessus. On a juste le temps de se mettre à l'abri sous les branches d'un sapin, de couvrir nos sacs, de ronchonner un peu sur l'idée d'avoir continué et ça passe. Cette légère douche m'a même fait du bien, comme revigorée. Je pète la forme pour la suite de la montée!

Au sortir de la forêt, nous tombons sur une cabane, en sale état. Mais, au cas où, elle pourrait constituer un bon abri. Dans ce joli vallon, j'imagine très bien la présence du loup...

 

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Dans cette partie de la montagne, subsistent pas mal de vestiges de blockhaus*; il faudra se renseigner sur leur origine! A la Baisse de Vallauretta, il y a même une grosse bâtisse, où un bouquetin me surprend!

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Il ne nous reste plus qu'à descendre jusqu'au refuge de Fontanalba (2018 m) où cette fois, nous arrivons à temps avant une grosse averse (à 17h). La bâtisse est sympathique, nous y prenons une bonne douche, le repas du soir et la nuitée. Ce qui au final s'avèrera inutile et en plus pas spécialement agréable. En effet, après le succulent repas de la veille au refuge de Valmasque, la purée en flocons et la compote en boîte ont un peu de mal à passer. De plus, je passerai une très mauvaise nuit : de gros ronfleurs dans le dortoir où il fait chaud, en plus. Plus jamais de refuge! Je ne suis pas très adepte, j'ai fait des concessions, mais je préfère largement le bivouac! Largement...

En plus, le lendemain, nous mettrons moins de 45 mn à rejoindre le parking de Pautamou (1550 m). Certes, après la belle journée que nous venions de faire, il aurait fallu avaler cette longue descente sur piste, mais franchement, après ça, retourner au bivouac entre Casterino et les Mesches, ben, c'eut été de l'or en barre!

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* cette partie des Alpes fut italienne jusqu'en 1947. Ces blockhaus servaient donc à surveiller la frontière.

 

 

Et après le Mercantour, direction l'Italie pour faire l'ascension du Mont Viso