9h bien passées, Ludo et moi prenons le sentier des Picots avec l’idée de partir à l’assaut de la Pointe Michel Sébastien.

Nous nous engageons donc sur le GR partant du barrage de Soulcem pour parvenir en moins d’une heure au premier étang du Picot, toujours difficile à photographier le matin.

Le second étang est rapidement atteint, nous poursuivons en direction du troisième auquel nous n’irons pas. En effet, à vue, il nous semble évident de quitter le GR, puis le PR (plein S) y menant pour prendre pleine pente en direction (SO) de la pointe nouvellement nommée. Il y a une petite partie en végétation à passer, mais le cheminement est vite agréable et facile ; il semble même qu’il y ait une sente. D’abord à gauche (pour moi – quasiment contre la paroi), elle nous fait aller à droite juste avant d’atteindre la crête. Parvenus à celle-ci, le cheminement nous fait basculer versant Soulcem, on est donc toujours dans la pente et non en crête jusqu’au cairn sommital. You hou ! Quel bonheur de me retrouver là, sur cette antécime du Malcaras que je n’aurais sans doute jamais eu l’idée d’ascensionner si elle n’avait été baptisée du nom d’un homme qui me fut cher ! Un joli clin d’oeil à ce grand monsieur mais aussi à cette pointe secondaire qui, je vais m’en rendre compte tout au long du parcours, méritait bien cet honneur !

La crête qui se poursuit jusqu’au Malcaras donne vraiment envie, mais ce n’est pas à l’ordre du jour et les conditions de terrain (glace/givre) rendraient probablement cet itinéraire dangereux, Il est tout juste midi, prendre notre repas et faire une pause au sommet est un bien joli programme également. Nous pourrons profiter du soleil qui nous a manqué jusqu’à présent (non pas qu’il ne fut pas dans le ciel, mais nous avons cheminé quasiment toute la matinée à l’ombre).

Après presque deux heures, nous redescendons à vue par la pente herbeuse afin d’aller rejoindre l’étang supérieur du Picot et son plateau à gauche. C’est moins facile et plus long qu’il n’y paraît, mais ça se fait (terrain sec).

Parvenus à l’étang, nous nous rendons compte que l’ascension (et donc la descente) peut se faire en prenant la crête E à partir du ressaut surplombant le 4ème étang. C’est certainement l’itinéraire dont m’a parlé mon ami Daniel. Depuis le sommet, ce n’était pas visible (ou alors nous n’avons pas fait attention), ni au cours de notre descente.

Nous récupérons le GR/HRP pour le reperdre au 3ème étang (côte 2297 m). Nous nous étonnons de ne plus être sur du balisage rouge et blanc, mais sur du jaune, je présume donc que nous sommes sur le sentier menant à Tignalbu. Ce n’est pas très grave, nous voyons qu’il est facile de rebasculer sur l’étang 2, ce que nous faisons aisément avant que le chemin ne remonte.

Décidément, dans ce secteur, je n’arriverai jamais à rester sur le GR, que ce soit dans un sens ou dans l’autre !!!

Après le second étang, je me prends une gamelle. Voulant éviter une partie en glace, je vais dans l’herbe, et là, je ne sais pas, mon pied se prend dans une ornière, je tombe sur les fesses et par je ne sais quel mouvement , je fais une roulade avant ! Ma tête va heurter un rocher, fort heureusement en douceur. Ludo, qui a vu la seconde partie de ma cascade, dit que je me tenais à un rhodo et qu’il a vu ma galipette au ralenti. L’art de faire de la gym avec subtilité (aptitude dont je m’ignorais capable!!!)

Trêve de plaisanterie, c’est là qu’on se dit qu’une banale chute peut avoir de graves conséquences (choc à la tête…)

Tout va bien ! Le chemin du retour nous paraît juste un peu long, mais on finit tout de même par arriver à la voiture ;-) heureux !

 

J’ai été éblouie tout au long du parcours ! Le terrain est resté en grande partie gelé (givre sur les roches, pas toujours visible) dans le secteur des étangs et jusqu’à la crête. Prudence, donc !

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C’est sur le chemin du retour que j’ai compris la raison du choix de nommer cette antécime du Malcaras, même si ce n’est sans doute pas pour celle-ci qu’il l’a été (je laisse libre cours à mon imagination...)

Dès le premier étang Picot, c’est son reflet qui se jette dans l’eau, c’est cette pointe que l’on voit toujours. Elle a fière allure, et au cours de la descente, c’est encore « pire ».

Elle en est presque provocante, voire provocatrice. Elle ne se contente pas de se laisser admirer dans le ciel d’azur, il faut aussi qu’elle se reflète toujours et toujours dans les étangs du Picot.

La Pointe Michel Sébastien, en double, toujours présente, fière et pointue, et dans le ciel, et dans l’eau, admirable mélange des éléments, magnifique symétrie, et à l’heure de la descente, même si le soleil n’a pas autorisé de jolies photos du point de vue de la luminosité, au moins auront-elles eu l’avantage de proposer reflets et arcs-en-ciel augmentant encore la dimension magique de cette randonnée.

C’est avec beaucoup d’émotions bien sûr que je me suis retournée un nombre incalculable de fois sur cette montagne omniprésente, pas bien haute, mais à l’allure altière, sachant qu’elle allait disparaître du paysage…

… et que j’emporte dans ma mémoire cette vision quasi mystique où j’ai eu le sentiment que du haut de ses 2648 m, « quelqu’un » me faisait des petits clins d’oeil, sous la forme de rayons de soleil

 

 

Mon hommage à Michel Sébastien 02 octobre 2016

Le Medecourbe et la plaque en hommage à Michel Sébastien 31 août 2019

Le Medecourbe et la plaque en hommage à Michel Sébastien 19 juillet 2020

 

 

Les articles de journaux :

Article de Pyrénées magazine sur la disparition de Michel Sébastien octobre 2016

Article de la Dépêche sur la disparaition de Michel Sébastien 01 octobre 2016

Le projet d'ascension au Taillon par les amis de Michel Sébastien, article de la Dépêche, janvier 2017

Le baptême de la Pointe Michel Sébastien article Actu.fr 03 septembre 2021

Le baptême de la Pointe Michel Sébastien article la Gazette ariégeoise 30 août 2021

 

Trobada port de Bouet

 Trobada au port de Bouet 

 

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