Cette fois, c’est dans la vallée de Siguer que j’emmène le frangin, à la découverte d’autres torrents, d’autres cascades, d’étangs et de sommets…

On profite de la fraîcheur matinale du sous-bois car on sait que la journée sera chaude, avec en bruit de fond constant le grondement du ruisseau de l’Escales qui débite encore pas mal. En une heure, nous sommes au pont de la Peyre où la pause devient classique, puis poursuivons tranquillement vers la jasse de la Mastière où Manu prend un bain de boue. Hi hi ! Pour une fois que ce n’est pas moi ;-)

Je me souviens en rigolant avoir eu le même tour à peu près au même endroit fin 2011. De toute la rando, c’est de loin le passage le moins agréable à mon goût (aurais-je fini par ne plus aimer la gadoue ?!)

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En 2H30 pile poil et sans s’exploser le cardio, nous sommes au très bel étang de Peyregrand. C’est magnifique ! On se délecte du paysage une vingtaine de minutes puis poursuivons notre chemin, qui n’est désormais plus balisé, mais néanmoins bien tracé, au dessus de l’étang, direction NO, pour atteindre assez rapidement l’étang des Redouneilles des Vaches. A partir de là, j’ignore s’il existe un sentier, puisque la seule fois ou je suis venue, c’était enneigé. Oui, il y en a un, bien tracé lui aussi, et que l’on voit nettement depuis l’étang. Le col où nous devons sortir est enneigé, et au cas où il serait difficile à franchir sans équipement, nous repérons d’autres endroits où ça passe. Pour l’heure, nous profitons tranquillou de la vue sur le sentier. Enfin, presque. Un hélico fait son apparition bruyante dans le paysage. On y avait déjà eu droit à la Soucarrane… on ne peut donc pas être tranquille ???!!! Il dépose du matériel et trois ou quatre personnes sur la rive Est de l’étang.

Au moment de contourner le petit éperon précédant le col, la trace s’évapore, j’ai un doute, du coup, je décide de partir tout droit dans la pente pour atteindre la crête. Pas forcément judicieux. Il y a peu de mètres à faire, c’est assez glissant et il faut déployer pas mal d’énergie pour se hisser là-haut ! Pourvu que Manu ne m’en veuille pas…

Nous sortons à droite du point 2463 et sommes séparés du col par une petite arête, que je grimpe, ce qui me permet de juger qu’il est préférable pour mon frère d’aller chercher le col en passant au pied de cet amas rocheux.

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Une fois le col atteint, et après avoir observé que les personnes déposées en hélico ont monté un campement, il ne nous reste plus qu’à gravir le pic des Redouneilles, ce que l’on fait à peu près tout droit, sans trop chercher où est le sentier. Au prix d’un dernier effort dans quelques éboulis, Manu découvre un autre panorama ariégeois…

Malheureusement, et bien qu’il soit à peine midi, les nuages ont déjà fait leur apparition et couvrent une bonne partie des cimes environnantes. Il fait même un peu frais là-haut.

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On mange, on photographie, puis on redescend « à vue » vers les étangs et la cabane de Neych, tantôt sur le sentier, tantôt en dehors, et c’est sans problème que nous arrivons à la cabane où les aboiements de deux patous retentissent. Même pas peur, pourtant, il nous faut traverser le troupeau pour poursuivre notre chemin. Les chiens, tels des statues, ne bougent pas d’un poil. A la cabane, se trouve une jeune fille, la bergère, avec qui nous discutons un peu. Elle est bien, là, avec chèvres et brebis… On perd le sentier au-dessus de la cabane, sans grande conséquence toutefois, et le chemin est vite retrouvé (endroit à éviter absolument en cas de brouillard). Rapidement, nous perdons du dénivelé et nous nous retrouvons sur l’itinéraire balisé de l’étang de Gnioure. Arrêt minute à la cabane yourte d’Auruzan, où quelques Mérens font tinter leurs cloches. De là, regagner le pont de la Peyre me semble un peu long, je crains donc pour la fin du parcours, mais finalement, ça va, ça passe assez vite. Je suis bien contente d’avoir fait la boucle dans ce sens, car pour avoir déjà fait par deux fois le retour étang de Peyregrand – parking du Bouychet, je sais à quel point ça paraît interminable et surtout lassant.

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Encore une belle bambée pour le frangin… Une belle boucle de 8h20 avec les pauses (dont 30 mn au sommet), une bonne vingtaine de km et 1700 à 1800 m de D+.

Une rando que nous pourrions rebaptiser le « sentier des grenouilles et crapauds » dans sa seconde partie tant il y en avait (m… alors, on aurait quand même préféré voir des isards où une faune plus typiquement montagnarde !)

A voir dans le secteur : http://la-montagne-ca-vous-gagne.over-blog.com/pages/Le_pic_de_Caraussans_la_pointe_de_Peyreguils_et_le_pic_des_Redouneilles-6084352.html