...ou une petite reconnaissance pour une future sortie CAF

 

Aujourd’hui, direction la vallée d’Orgeix, que je ne connais pas, avec Jean-Pierre, pour un petit circuit passant par la cabane et le col d’en Sur, la Serre de Canras, le pic de l’homme et l’étang d’Aygue Longue.

 

Le départ se situe au parking de la Llau (1400 m), terminus d’une petite route/piste de 7 km dans la vallée d’Orgeix qui se prend depuis le village d’Orgeix, après avoir traversé un joli pont de pierre (c’est indiqué). Il fait froid aux oreilles, néanmoins, la journée promet d’être belle.

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Le départ est facile, une piste que le balisage nous invite à couper régulièrement nous mène en moins de 30 mn à la Coume, où trône une petite cabane.

Peu de temps après avoir traversé le torrent, nous parvenons à une intersection. Le fléchage invite à poursuivre ce beau sentier vers l’étang d’Aygue-Longue, mais c’est ici que nous quittons cet itinéraire balisé pour aller chercher à gauche et légèrement plus haut un bon chemin qui doit nous mener à la cabane d’en Sur.

Les paysages sont magnifiques.

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On a bien fait de profiter de la relative douceur de la pente jusqu’à présent car celle-ci s’accentue progressivement pour devenir carrément sèche à partir de 1768 m, et ce sur 200 m.

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A 1969 m, on change de direction pour virer plein N, et peu de temps après, plein E.

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Avant de poursuivre notre chemin vers la cabane, nous allons jeter un petit coup d’œil à l’orry. Lorsque nous parvenons à la cabane, quelle stupeur ! Tout le côté opposé à la pente est détruit, probablement à cause du poids de la neige de l'hiver et du printemps derniers ; c’est assez impressionnant, et bien dommage, car elle avait l’air en bon état, récente ou récemment rénovée…

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Le sentier est caché par la neige fraîchement tombée, mais on le devine assez facilement ; de toutes façons, le cheminement jusqu’au col d’en Sur est évident.

Là-haut, des bestioles nous observent… Ce sont des brebis, des rebelles ayant décidé de rester dans la montagne…

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Quand on parvient au col, ou plus exactement au S de celui-ci, la première chose qui saute aux yeux est le Cimet, qui en jette, vu d’ici !

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Ce n’est pas l’objectif du jour, et même s’il l’avait été, le peu de neige le recouvrant nous y aurait probablement fait renoncer.

On se pose un petit moment, le temps de voir où se situe la suite du parcours ; c’est vers le S. La sarrat de Coste Rebenc, le pic de l’homme et l’étang d’Aygue-Longue sont devant nous, comme un fil conducteur.

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Ce n’est pas évident de voir la sente avec la neige, on la devine plus ou moins sur le flanc de la Coste Rebenc, mais nous préférons marcher un peu au-dessus, sur la crête, pour éviter une éventuelle glissade sur le gispet blanchi.

L’itinéraire est très agréable sur ces hauteurs. Rapidement, l’étang de Naguille entre dans le décor. C’est la première fois que je le vois.

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Plus loin, c’est l’étang Deroun qui apparaît.

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Je reconnais le pic de la Portella Gran avec le Peric à sa droite.

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Le panorama évolue au fil de l’ascension ; encore l’étang de Naguille;

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Le pic de la Portella Gran et le Peric attirent toujours autant mon regard

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ainsi que le pic de la Coumette d’Espagne, où j’étais 10 jours auparavant.

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Puis c’est le bien nommé étang Tort qui entre dans le paysage.

 

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Nous atteignons la Serre de Canras (2486 m), point le plus haut du jour, à l’heure du repas que nous prenons légèrement en contrebas pour nous protéger du vent, face à l’étang Tort. Vers le SO, la suite du parcours se dessine dans le paysage.

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A ce moment-là, on ne sait pas si on montera au sommet du pic de l’homme ou si nous le laisserons sur notre droite pour aller directement au col de la Parade. D’où nous sommes, on voit bien l’itinéraire qui se scinde pour prendre l’une ou l’autre direction.

C’est à moi que revient la décision ; à y être, je suis bien tentée de faire un aller/retour là-haut… C’est donc parti ! Curieusement, une fois qu’on y est, on ne voit aucune trace, il n’y a même pas un cairn pour nous indiquer la bonne direction. Alors on fait du mieux que l’on peut, dans un terrain mixte gispet-pierres, mais partout hyper-glissant. La concentration est à son maximum, je commence à regretter mon choix, il faut déployer de gros efforts pour assurer notre position et ne pas perdre le contrôle de la semelle. Il nous faudra 20 mn pour faire ces quelques derniers 100 m nous séparant du cairn sommital… Ouf !!!

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J’ai juste le temps de prendre deux-trois photos avant d’entamer la descente…

Face à nous, de l’autre côté du col de la Parade, le pic d’Aygue-Longue en impose…

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Le Roc Blanc me nargue, avec sa voisine de gauche la Camisette

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Beaucoup plus sage, la jasse de la Parade, où paissent encore quelques chevaux de Mérens

 

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Nous serons « tranquilles » lorsque nous aurons refait les 100 mètres de descente… Piolet à la main, on y va. On reste au plus près de l’arête ; tiens, un cairn, puis un autre… On suit le cheminement qu’ils nous suggèrent, puis rapidement, retombons dans nos traces. Dans les parties les plus glissantes ou celles où il faut faire un plus grand pas, chacun y va de sa méthode, Jean-Pierre plantant le piolet, moi utilisant aussi mes fesses (mon pantalon qui a craqué ce matin lorsque je me suis baissée pour faire mes lacets ne craint plus rien !!!). On est plus que jamais concentrés, mais finalement tout se passe très bien, beaucoup mieux que ce que je craignais !

Mais on est bien soulagés quand même d’arriver au col. A partir de là, tout redevient très facile… et rapidement, on arrive au col de la Parade, avec devant nous, l’impressionnant pic d’Aygue-Longue.

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Une question subsiste : comment est la descente entre le col de la Parade et l’étang ??? Nous allons repasser en versant N, ce qui signifie que l’on va retrouver la neige, et il paraît que cette descente est raide !!!

En fait, il n’en est rien ! La neige est effectivement présente, mais le sentier est bien tracé et ne présente pas de difficulté. Il faut juste faire attention de ne pas glisser sur les quelques pierres qui le parsèment.

L’étang d’Aygue-Longue, auquel je suis déjà allée une fois, est magnifique.

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Un regard en arrière nous offre une belle vue sur le col de la Parade ; il est vrai que vu d’ici, ça a l’air bien raide.

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Je chemine désormais en terrain connu.

Tandis que nous descendons peu à peu la vallée, quelques regards en arrière

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Nous bouclons la boucle au gros cairn de l’intersection, juste avant de traverser le ruisseau de la vallée d’Orgeix.

Nous repassons devant la cabane, puis nous laissons descendre par l’itinéraire emprunté ce matin, jusqu’au parking.

Il est 16h15, le ciel est encore bien bleu…

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Le soleil se cache ; ça se ressent tout de suite sur les températures…

 

 

C’est un joli circuit, très bien balisé ou tracé, sauf pour monter au pic de l’Homme, mais dans des conditions normales, cela ne doit poser aucun problème. De belles vues sur les étangs et sommets environnants. Bref, 12 bons kilomètres de pur régal, pour un D+ de 1200 m environ, en 7h28 avec les pauses (dont 5 h pour le sommet – en incluant la pause repas prise avant).

Les topos proposent souvent cette boucle en y incluant un aller retour au pic de Cimet ; il faudra donc que j’y retourne pour faire ce sommet, qui a éveillé – même plus – mon attention.

Certains d’entre eux (les plus anciens) laissent penser que l’itinéraire entre l’orry de la Coume et le cabane d’en Sur se fait hors sentier. Pas du tout, il y a même carrément un bon gros chemin…

 

Pour continuer le voyage :

 

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Carte IGN 1/25000 2249 OT Col de Puymorens - Pic Carlit