La Vallespir SkyRace

L' année dernière, ce trail de montagne m'avait tellement plu que j' étais obligée d'y retourner cette année...

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Dimanche 25 mai, jour de la fête des mères, me voilà donc sur la ligne de départ, dans le centre ville d' Amélie les Bains... L' ambiance est au rendez-vous, comme l' année dernière, même si la sono lâche à la dernière minute... Mais ce n'est pas bien grave. L'organisateur a de la voix, c'est donc sous ses cris et encouragements que le départ est donné... J'ai juste le temps de voir le Migou sur le trottoir à gauche; depuis le temps que je le cherchais, celui là 😊

 

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Ça part vite, trop vite pour moi et je vais le payer sur les premiers kilomètres de course... Impossible de trouver mon souffle, pourtant je ne vais pas bien vite!

 

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Le parcours a quelque peu été modifié par rapport à l'année dernière, pour mon plus grand plaisir car les portions de route ont été remplacées par des sentiers. C’est chouette, mais il n’empêche que l'arrivée à Montalba me semble bien longue... Je discute avec un coureur qui va lui aussi doucement, mais je me réveille soudainement en me disant: "Hey mamie, t'es en course, faudrait p't'être pas l'oublier. Tu peux quand même aller plus vite (surtout qu'à ce moment là, ça descendait)".

Au ravitaillement de Montalba, je laisse la bouteille d'eau que je tenais à la main, car là haut, il se pourrait bien que j’en aie besoin, de ces mains 👏

L'ambiance est géniale, ça me fait chaud au 💖

Mais la pêche n'est pas encore vraiment revenue (ou du moins, pas encore arrivée)...

Ce n'est qu'à l'approche du col Cerda que je vais commencer à me réveiller, au terminus de la piste où un ravitaillement en eau est placé. La cadence de mes pas augmente, enfin, si on veut car c'est là que la pente se raidit... Un régal!!!

Alors que durant les premiers kilomètres je n'ai fait que me faire doubler, je prends ici une petite revanche... L'appel du Saint -Sauveur est irrésistible, je trace. Je reconnais la fille avec qui j'avais fait un bout du trail du Belmaig il y a deux mois (Nathalie), je la passe tout comme je l'avais doublée après le Coll de Paracolls, mais l'histoire se répète, et tout comme elle était repassée devant il y a 2 mois, elle me doublera comme une fleur 2 kilomètres avant l'arrivée. Si les pentes raides sont à mon avantage, j'ai encore bien du boulot sur le plat et dans les descentes...

Je crie presque de joie quand le Roc Saint Sauveur et son accès entrent dans le décor et à partir de cet instant, ce n'est que du bonheur et je prends mon envol...

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Si je grimace, c'est uniquement parce que je viens de me piquer aux orties...

 

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Je pars un peu plus sur la gauche par rapport au tracé - je débouche sur un rocher où se trouve le photographe, il s'empresse de se tourner pour capturer cet instant dans son appareil, moi je me dis que cette photo sera ratée car je suis arrivée là un peu par surprise, mais finalement...

 

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Merci,merci, merci 📷

La toute première descente est délicate pour ma cheville, alors j'y vais doucement...mais après, zou... Devant moi, je crois reconnaître les beaux cheveux blancs de celui avec qui j'avais gravi le sommet puis commencé la descente l'année dernière, j'ai nommé Monsieur le facteur... Ainsi, on se retrouve ensemble au même endroit. Décidément 😏

Lui aussi me reconnait et il me laisse passer, se souvenant que l'an dernier, c'est à peu près là que je l'avais doublé…

La descente se fait tranquille – quoique – je récupère ma bouteille à Montalba, non sans l’avoir remplie et après le petit tour entre les maisons du hameau, je me demande si je n’ai pas raté le balisage et si ce n’est pas une erreur d’avoir pris le chemin de l’aller, car il n’y a plus personne. Petit moment de solitude, qui ne dure pas trop longtemps, heureusement, et lorsque j’arrive sur la route, au ravitaillement où on était déjà passés à l’aller, je suis bien contente d’entendre Océane m’encourager ! A cet instant, je sais que je vais encore me régaler car on arrive à la montée de la chapelle San Engracia. Tiens, c’est bizarre, dans mon esprit, ça montait plus sec, l’an dernier… Du coup, j’suis déçue !!! Effectivement, à l’arrivée, on me dit que le début de cet itinéraire a été modifié : plus long mais moins raide. Dommage pour moi ! Pour une fois, je n’ai personne en ligne de mire et que je pourrais rattraper, voire doubler à cet endroit. Ah si, cela se produit aux deux tiers du parcours…

Mais regardons derrière : la fille que j’avais doublée au Col Cerda (Nathalie) me talonne depuis un petit bout de temps, je connais déjà la suite… Pas la peine de se faire d’illusions.

Le « Philippe » (si ma mémoire est bonne) qui est derrière moi depuis la descente du Saint-Sauveur commence à être haché par cette remontée, car quand son lièvre, qui l’attend assis sur un rocher à un ou deux lacets de la chapelle, l’encourage, il lui balance un « ta G----E » mémorable que je n’ose même pas écrire ici, mais qui me fait bien rire ! Avec son « pote » - qui ne doit plus en être un à ce moment-là – on se fait une mimique du style « ouh la la ».

La portion entre la chapelle et la croix, qui m’avait semblée pénible l’an dernier passe toute seule. C’est là que j’avais couru pieds à pieds avec un autre coureur. En fait, tout le parcours est jalonné des souvenirs de course d e l’an dernier…

Un peu plus loin, je ne vois pas le balisage qui part à droite et vais tout droit. Oups, j’atterris dans la végétation, il n’y a plus de sentier. L’erreur est heureusement vite récupérée.

Je crois que c’est peu de temps après que Nathalie arrive, à fond. J’peux pas lutter – j’essaye même pas de toutes façons.

A nouveau je suis seule sur la descente vers Amélie. Je crois que je suis un peu endormie car soudain, deux voix, dont une féminine, me « réveillent ». Je me dis que je ne vais pas encore perdre une place, là, maintenant. Je donne un coup d’accélérateur, mais les voix se rapprochent, inexorablement. Malheureusement, je crains de ne pas pouvoir garder mon avance jusqu’à l’arrivée. Effectivement, quand j’arrive sur le bitume, mes poursuivants sont sur mes talons. Je perds le balisage, ce sont eux qui m’indiquent la direction. Tout en me doublant, la fille, Stéphanie, me dit de m’accrocher, mais je n’y parviens pas. La vitesse n’est vraiment pas mon fort. Ca me fait râler cette incompétence. Elle arrive main dans la main avec Frédéric, que je connais mais n’avais pas reconnu sur le moment, 9 secondes avant moi, tout comme j’étais arrivée avec mon coéquipier de l’an dernier. Encore une fois, je suis submergée par l’émotion, même si on ne m’annonce pas comme l’année dernière une belle place. Cette course, elle a vraiment quelque chose de particulier, que je ne m’explique pas…

 

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Je discute avec les filles, avec Frédéric, avec le « lièvre » de Philippe, dont j’ai oublié le prénom, qui me dit que celui-ci n’est pas bien. Le « facteur » vient me voir ainsi que l’un des coureurs  « les semelles de plomb » qui  n’a pas aimé la montée au Saint-Sauveur… Moments de partage bien sympathiques ! Les pizzas de l’arrivée sont délicieuses, mais je n’ai pas trop faim… Je fais descendre le tout avec une petite bière, avant de m’attaquer au buffet, avec modération (fort heureusement, je n’ai pas aussi faim qu’après le trail de Quéribus)… Une fille (Aurélie) vient vers moi, elle me demande si je suis bien « Mumu » et me dit que si elle est là aujourd’hui, c’est grâce au compte-rendu que j’ai fait de la course de l’an dernier. Ma façon d’écrire, la description des paysages, l’émotion que j’ai mise dans l’écriture lui ont donné envie de participer et elle m’en remercie. Ca me fait super plaisir. Je n’écris pas pour me replonger toute seule dans mes souvenirs et je suis contente d’avoir fait partager cet instant. On annonce les podiums, et surprise, on m’appelle sur la 3ème marche, dans ma catégorie. Je suis super contente ! Cette année, pas de caillou, mais une grosse coupe… Je pense déjà à ce que je vais pouvoir y mettre. Non, non, elle ne me servira pas de vide-poche ; j’imagine plutôt le calice rempli de tout plein de bonnes choses, et vu la taille, la tête risque de me tourner très très vite !!!!

 

S podium 5

S podium 2b

Ainsi se termine cette belle journée sportive, conviviale et tout et tout… Vivement la troisième édition ;-)

En attendant, c'est du contenu d'un autre calice dont je me délecte sur la route du retour ;-)

 

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Merci aux organisateurs et aux bénévoles pour leur sympathie et leur bonne humeur, merci à tous les participants pour leur bon esprit, leur gentillesse et leur humour. Que « l’esprit trail » et surtout « nature »perdure !... et qu’on interdise les gels sur ces courses (ou plutôt les coureurs qui les jètent dans la nature!!!!), parce qu’il y a encore quelques irrespectueux de l’environnement, malheureusement… Quand on les emporte pleins, on est capables de le ramener vides, non ? Je sais, il parait que ça « pègue », mais enfin… un coup d’eau, et c’est bon, non ? Ou alors on s’en passe !

 

A parcours VSR1

B parcours VSR2

C profil VSR

Serai-je en train de devenir...

...

Migou???!!!

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Le récit de l'an dernier :

http://toucherlesetoiles.over-blog.com/pages/la-vallespir-skyrace-8682382.html