Aujourd'hui, c'est encore grand beau temps. Et mon fils m'accompagne, alors comme il n'aime pas trop ça, marcher, il me faut choisir un endroit qui lui plaira à coup sûr... Mon choix se porte sur le secteur de la Gardelle, car en plus d'être magnifique, il permet d'atteindre rapidement les hauteurs, sans chichi et offre plusieurs options d'itinéraires.

10h22 - rien  ne sert de partir tôt puisque nous arrivons toujours à (ou plutôt au) point -- tiens, je devrais en faire ma devise!! -- nous sommes sur le pied de guerre. Il ne fait pas chaud, et finalement, nous aurions dû partir encore plus tard car la première partie se fera à l'ombre, glagla! Laurent fait la gueule, mais avance d'un bon pas. Nous rattrapons un grand groupe dont l'un des membres a ... 90 ans! Chapeau! Ils se "contenteront" de monter aux étangs de la Gardelle; quant à nous, et bien, nous verrons!

Laurent a très rapidement envie de faire demi-tour; je lui suggère de monter au moins jusqu'au premier étang (qui est le second sur le terrain). Arrivés au replat, vers 2260 m, là où l'itinéraire vire à gauche, il marmonne encore dans ses moustaches en me disant que ça ne sert à rien de marcher; qu'est ce que ça fait d'aller voir des étangs, des sommets, etc?... 

01

 

Je lui demande alors quel est l'intérêt de passer son temps devant des écrans si ce n'est s'abrutir le cerveau. A partir de ce moment, il râlera en silence. Nous voyons deux randonneurs qui font une pause avant de s'engager dans la dernière pente menant à l'étang. Eux aussi font la boucle des étangs.

Une fois parvenus au premier étang qui est en fait le second, Laurent fait une pause. Je le laisse découvrir le lieu, espérant qu'il en apprécie la beauté, et je continue vers le petit étang... je jette un oeil en arrière, il est dans mes pas. Rapidement, l'étang supérieur de la Gardelle est atteint. Nouvelle pause. On fait un point : "qu'est ce qu'on fait, maintenant?". Plusieurs options s'offrent à nous : demi-tour (ça serait con!), montée à la pointe de Roumazet par le couloir d'éboulis au-dessus de l'étang et retour par le côté Roumazet puis Soulcem (ça serait chouette), ou encore retour au premier étang découvert, passage à l'étang inférieur et retour par le col coté 2476 m permettant de récupérer le sentier Roumazet - Soulcem (ce qui est déjà pas mal).

En regardant vers la pointe de Roumazet, Laurent me propose d'y monter pendant qu'il m'attendra au bord de l'étang... Sympa, mais si je monte là-haut, avec la possibilité de faire une boucle, ça ne me botte pas plus que ça de faire un aller retour, moi!

Une autre idée me vient alors : et pourquoi pas monter au pic sud de Canalbonne? Je m'étais pris un but à quelques pas du sommet il y a trois ans, flippant pour je ne sais quelle raison à cette époque...

Je soumets cette idée à Laurent, et je lui propose à l'occasion de monter encore un peu, car il y a encore un étang - celui de Canabonne - où il pourra m'attendre, et surtout, surtout, de là-haut, avoir une vue d'ensemble sur les étangs de la Gardelle. J'espère toujours lui ôter de son esprit la question de départ et lui faire atteindre un soupçon de contemplation et d'admiration face à ces joyaux posés dans leur écrin minéral... Secrètement, je rêve aussi de le faire monter encore un peu... il est bien arrivé jusque-là, finalement!

02

03

Mais non! C'est donc seule que je monterai au pic sud de Canalbonne (2849 m), du moins, cette fois j'espère en atteindre le sommet. Je longe l'étang de Canalbonne par la gauche et quand je vire à droite, la petite grimpette se fait sentir dans les cuisses et je comprends vite que je ne pourrai pas monter aussi vite que je le souhaite!

04

Comme il y a 3 ans, et comme il y a dix ans je crois, je tire trop à gauche, perdant les cairns (comme toujours, des petits tas de cailloux dans un gros tas de cailloux, blablabla...!) et je me retrouve dans un couloir, certes très court, mais raide et surtout croulant. Non mais c'est pas possible de se sentir toujours irrémédiablement attirée par les mêmes "erreurs"!!! Je récupère la sente - bien marquée!- à la sortie de ce mini couloir et en tirant légèrement à droite. J'arrive au collet, je continue vers le sommet par un cheminement facile et bientôt, je connaîtrai le moment de vérité : passerai-je là où j'avais buté? Je fais bien attention à l'itinéraire et je débouche au sommet sans aucune difficulté. Yessssss!

Quel plaisir, quelle émotion surtout de se retrouver là, 10 ans après...

Par cet itinéraire depuis le parking, je viens effectivement de me remettre dans les traces de la boucle qui m'a fait découvrir l'Ariège, tous ces pas effectués qui m'ont rendue définitivement amoureuse de ce lieu, de cette put... de 2148OT, qui commence d'ailleurs à tomber en lambeaux!

De là, je peux admirer le parcours en crêtes qui m'avait menée jusqu'à l'Estats : le pic oriental de Canalbonne (2914 m), le pic nord ou grand pic de Canalbonne (2960 m), le rodo de Canalbonne (3004 m), la pointe Gabarro (3115 m). Tous ces sommets que j'étais bien incapable de nommer à l'époque!

Il faut absolument lire ce premier récit ariégeois (lien ci-dessus), et en regarder les photos (seconde partie du récit).

05

 

Le versant espagnol, avec le vallon d'Areste...

06

 

et le lac éponyme, m'évoquent aussi d'autres souvenirs, complètement différents... 

07

 

Je ne m'attarde pas au sommet, il est 13 heures, Laurent m'attend pour manger un peu plus bas. Quelques photos et hop hop, j'attaque le retour!

08

09

10

11

12

13

 

Petit regard en arrière...j'aime particulièrement la couleur de cette roche!

14

 

L'étang de Canalbonne entre à nouveau dans le paysage. Laurent m'attend sur le petit mamelon...

15

16

 

"Bon, et maintenant, qu'est ce qu'on fait"? J'élimine bien sûr l'option pointe de Roumazet (quoique...) et répond à l'interrogation par un "quoi qu'on décide, il faut retourner à l'étang numéro deux". C'est donc parti. La lumière est plus belle que tout à l'heure pour photographier ces petits joyaux...

17

18

19

 

Finalement, Laurent ne désire pas repasser par l'itinéraire de montée, je lui réponds ravie que c'est cool, cela va lui permettre de découvrir l'étang inférieur, il aura ainsi eu droit à la série complète des étendues d'eau plus belles les unes que les autres... même si mes cuisses souffrent déjà rien que de penser qu'il va falloir remonter jusqu'au col permettant de basculer vers le sentier Roumazet-Soulcem!!!!

Le paysage est vraiment grandiose, je ne m'en lasse pas et je me retiens de ne pas prendre des dizaines et dizaines de photos. Laurent me balance d'ailleurs "t'es venue ici plein de fois et tu prends encore des photos!". Ben oui! Et puis je suis pas venue si souvent que ça, non plus!

20

21

22

23

24

Bientôt, l'étang disparaîtra du paysage, alors je le mets en boîte encore et encore!

25

26

 

La montée est courte, mais elle m'a bien fait mal aux cuisses. Faut que j'arrête le sport, moi!

27

 

Changement de versant, l'étang de Roumazet entre dans le décor...

28

 

Laurent est désormais en terrain connu lui aussi, pour être passé par là en 2015... Sur ce parcours, je ne peux m'empêcher de penser à Vic, mon toutou préféré, qui était monté jusqu'à l'étang de Roumazet et qui n'est plus de ce monde...

vic

vic 2

 

Le léopard ou la perdrix de la vallée de Soulcem est toujours là...

29

 Les Merens aussi...

30

 

Dernières photos obligatoires de la cascade de Labinas et de l'étang de Soulcem avant d'aller boire un verre chez Nini.

31

32

33

 

Comme toujours, difficile de conclure... Que dire de plus, sinon que ce fut une merveilleuse journée, qui rappelle à mon souvenir tant de beaux moments, qui me fait vivre l'instant présent dans le bonheur, la joie, la légèreté et qui continue à alimenter ma mémoire... 

 

Dans le secteur...

Les étangs de la Gardelle et Roumazet

Boucle Soucarrane Roumazet