Et bien, Olivier et Benoît peuvent se vanter de m’avoir fait lever tôt pour une randonnée hivernale, surtout le Mentiès, dont je sais qu’il se fait vite !
8h30 donc, nous faisons nos premiers pas au-dessus de la Freyte (800 m). Petit arrêt 150 mètres plus haut, qu’il fait chaud ! Moi qui craignais d’avoir « frais » à l’ombre des arbres en cette heure matinale, il n’en est rien ! On retire tous une couche, voire deux, sauf Olivier qui fait de la résistance…
Plus tard, nous arrivons sur le site de Carlong, en bordure d’une étendue blanche où nous faisons une nouvelle pause. Je parle du lieu, que j’adore, et que j’avais découvert au hasard d’un petit entraînement trail, il y a de cela un peu plus de deux ans, puis nous évoquons l’idée de pousser jusqu’au hameau et au rocher à notre retour.

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Pour l’heure, nous avançons jusqu’au col de Carlong (1177 m) et sa cabane qui semble enchanter Olivier et Benoît. Je suis heureuse de constater que ce lieu génère chez eux aussi des émotions… Lorsque j’habitais juste en-dessous, 400 mètres plus bas, je suis montée si souvent ici, malgré le D+ sévère et souvent boueux entre Carly et Carlong, qui me faisait dire à chaque fois que c’était la dernière !!! Il semblerait qu’il y ait ainsi des lieux qui attirent sans que l’on sache vraiment pourquoi… J’y ai traîné mes baskets plusieurs fois, j’y ai amené mon fils Laurent, avec mon neveu Loan, qui a dû me maudire ce jour-là. Puis Quentin, le coloc’, avec qui nous nous sommes amusés à grimper sur le toit de la cabane et qui connaissait le chant de tous les oiseaux… Ludo, aussi, mon grand pote de l’Oise, ou encore Fred, avec qui nous nous sommes perdus dans le brouillard. Et le plus souvent, seule, avec ou sans bouquin, en m’arrêtant au col ou continuant à monter, en marchant, en courant… Pourquoi ? Parce qu’il me suffisait de sortir de la maison, de marcher à peine une heure pour me retrouver là-haut ? Ou est-ce simplement parce que ce lieu serait enchanteur ?

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D’ailleurs, c’est curieux, car lorsque Olivier m’a appris que le lieu improvisé de rando était le Menties, je me suis d’abord dit « bof » et lui ai répondu que je ne savais pas si je serais de la partie, y étant déjà allée deux mois auparavant. Et finalement, presque naturellement, je me suis retrouvée au lieu de rendez-vous, avec même 10 minutes d’avance !!!
Et avec toute la neige qu’il y a, je dois bien admettre que le site est encore plus magnifique que d’habitude……….. même si j’aime bien m’allonger de longues minutes dans l’herbe du col et qu’aujourd’hui, c’est impossible !!!
Mais l’heure n’est pas au farniente, il nous faut désormais accomplir ce qui à mon sens constitue le plus gros morceau de la balade, c'est-à-dire rejoindre le roc de Peyrenegre. Les garçons chaussent les raquettes, moi je n’en ressens pas la nécessité, les pas de nos prédécesseurs ayant bien tassé la neige, je ne m’enfonce pas du tout. Les fronts perlent et les vêtements collent dans le dos au cours de ces « petits » 300 mètres ; il fait vraiment chaud et rien ne fait écran entre la neige et nous !!!

 

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Une fois arrivés au sommet de Mentiès (1698 m), nous sommes attirés par la petite pointe, là-bas, au bout, et nous poursuivons donc jusqu’au roc de Pelades (1725 m). C’est là que nous prenons notre pique-nique – ça tombe bien, il est l’heure ! -. Olivier nous surprend tous en sortant de son sac deux « Mamie Nova » dont l’un est « aussi bon qu’un After Eight ».
Le cap de la Dosse nous fait de l’œil, on irait bien, quand même, mais bon, on sait que contrairement aux apparences, il n’est pas si proche, alors nous renonçons à cette belle idée… De plus, le vent se lève. Quel contraste entre la chaleur subie jusqu’à présent et le froid dont Eole nous enveloppe désormais ! Vite, fuyons !
Il faut croire que les yaourts ont des vertus très énergisantes car si l’on marche encore tranquillement tout au long de la crête, la descente sur le col de Carlong et encore plus la suite se fait à la vitesse grand V. Je vois que pris dans l’élan, mais aussi à cause de la crainte pour Benoît d’être rattrapé par une ancienne collègue qu’il a réussi à esquiver au roc de Peyrenegre, nous ne ferons pas le détour par le rocher de Carlong !!! Ce n’est pas bien grave ! Ainsi, nous aurons pas mal de temps pour aller au Saint-Roch, un autre lieu hautement sympathique des Pyrénées ! Je commande une Leffe, les garçons suivent, sauf Benoît qui se la joue sobre avec un Perrier citron. Mouais… on va dire qu’on y croit !
Nous prolongeons ainsi de façon fort sympathique cette belle journée, placée sous le signe de la convivialité, la bonne humeur, le soleil ardent, le ciel d’un bleu éclatant et la neige éblouissante, avant que chacun regagne ses pénates, la tête pleine de ces belles images…

A très bientôt, je l’espère !

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Merci à Olivier, Benoît et Frédéric pour les photos.


Carte IGN 1/25 000 2047ET La Bastide de Serou- Massat

1000 m de D+ 6h30 avec les (nombreuses et fort agréables) pauses