...histoire de combler quelques lacunes.

En effet j'ai souvent rechigné à aller dans ce joli coin à cause des conditions climatiques... On dit souvent que la météo change quand on passe la Loire. Et bien ici, c'est le même phénomène qui se produit quand on passe la rivière Ariège...

Du coup, bien qu'ayant fait le tour du Biros en mai 2012, qui m' avait d'ailleurs beaucoup plu, et quelques balades hivernales (pic de Serau, pic de l'Har, cabane forestière de l' Izard...) je ne connais aucun des sommets frontaliers de la carte 1947OT

tour du Biros

 

Je vais donc commencer par aller passer une nuit au refuge de l'étang d'Araing, ce qui est loin d'être dans mes habitudes. Mais on m'a plusieurs fois recommandé d' aller tester la cuisine d'Anoura, le gardien. En ce dimanche plutôt moyen niveau météo, c'est l' occasion d' aller enfin me rendre compte. Je pars d'Eylie (980 m), camp de base qui m'évitera d' avoir à bouger la voiture pour les autres virées que j'ai prévues dans le coin, je monte par le GR10 sous un bon soleil et malgré l'ombre de la forêt, je sue à grosses gouttes. Moiteur assez malsaine et désagréable. Je me trompe de sentier après les mines de Bentaillou et me retrouve à l' étang de Chichoué, attirée par la retenue d' eau par laquelle nous étions passés avec le CAF pour aller faire le pic de l' Har il y a quelques années. Erreur volontaire ou involontaire commise ce jour là et qui m'a fait faire cette "bêtise"? Heureusement un petit coup d'œil à la carte me recale, sinon, je partais pour le port de la Hourquette ;-)

Je passe devant les stèles des trois agents EDF morts dans une avalanche, montés là pour réparer une panne qui privait le village d' Eylie d' électricité depuis plusieurs jours. A cause des mauvaises conditions,ils avaient reculé cette ascension, quand ils se trouvèrent finalement contraints de monter au péril de leur vie... Ce jour là, trois familles furent endeuillées et l' électricité, pas rétablie ;-(  (info à vérifier).

Je me retrouve dans les nuages à-peu-près à cet endroit, je profite d'un moment où j'ai un peu moins froid (les températures ont chuté depuis mon départ) pour faire ma pause casse croûte après quoi je termine l' ascension de la Serre d' Araing (2221 m). Je découvre alors l' étang et le refuge (1965 m), plutôt très moche (mais après tout, c'est l'intérieur qui compte). La brume envahit plus ou moins le lieu, au gré du vent...

14h10, me voilà à l' abri. J'ai eu beau partir tardivement (entre 10h45 et 11h), avoir eu l'impression de marcher à un rythme plutôt lent, je trouve que je parviens drôlement tôt à mon lieu de gîte... Pas vraiment l'habitude. Qu' est ce que je vais faire de cet après-midi? Bon, niveau météo, c'est même pas la peine d'envisager un sommet, alors inutile de se poser cette question! Je vais me présenter, m' installer puis je profite de ce repos forcé pour bouquiner.

Il y a du monde ce soir, essentiellement des GRdistes et des randonneurs effectuant la boucle Pass'Aran, une clientèle dans laquelle je ne me retrouve pas du tout... Je passerai sur le pourquoi de la chose qui alimente déjà assez de débats comme ça.

Les gardiens sont au taquet, ça bosse à fond et ils n'ont même pas un moment de répit pour discuter avec leurs clients. Ils sont toutefois bienveillants et répondent toujours avec attention et gentillesse aux diverses questions.

En ce qui me concerne, il y a vraiment trop de monde à mon goût, je m'efforce de ne pas faire ma sauvage,mais c'est sûr, il me faudra revenir "hors haute saison" pour apprécier davantage le lieu.

Le repas est excellent - garbure, sauté de porc, fromage et gâteau chocolat menthe - on ne m'a pas menti! Rien à dire, c'est très bon!

Je me couche dans le dortoir "vol de nuit", presque complet, et passe une très bonne nuit.

Le lendemain matin, je me mets en quête de combler une seconde lacune : l'ascension du pic de Crabere (2630 m). Une formalité... Très frustrant, en une petite heure, je suis la première de la journée à atteindre le sommet. Au bon moment, avant que les nuages montant de la vallée envahissent les lieux.

 

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Malgré un rythme qui me semble assez lent, je suis rapidement de retour au refuge. Je continue ma descente par le Tour du Biros, partie que je n'avais pas faite à l'époque à cause de l' enneigement tardif. La première partie est raide mais elle est magnifique, quoique un peu humide. J'atterris à la cabane d'Illau à l'heure du repas, ça tombe bien, c'est l'endroit idéal pour faire une pause. J' en ai croisé du monde qui montait à l'étang, c'est impressionnant... Et ce n'est pas fini! Alors que j'ai reconverti en table de pique nique le seul grand rocher plat du coin et que je savoure mon repas, des randonneurs déboulent sans arrêt, la plupart déjà éreintés par la montée effectuée depuis le parking d'Anglade... Beaucoup continuent dans leur foulée, dernière ligne droite sans jeu de mot, vers l' étang qu' ils convoitent, d' autres cherchent un endroit où se poser pour manger aux alentours de la cabane. Je suis sûre que secrètement, ils espèrent que je vais rapidement quitter les lieux pour prendre ma place. Il y en a d'ailleurs qui me font remarquer que je suis bien placée, et un qui me dit même que je vais faire des jaloux!!!

 

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Après cette belle pause sous un soleil généreux, je reprends ma route. A partir de l' instant où je quitte le sentier balisé jaune et rouge, pour me diriger vers le col des Cos, je ne croiserai plus personne. La partie en forêt n'est pas super agréable, c'est un tantinet boueux, on voit que peu de personnes empruntent cet itinéraire et un instant, j'imagine que c'est l'endroit idéal pour rencontrer un ours...

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Lorsque je sors du couvert boisé, je découvre le col des Cos parsemé de tâches blanches appelées aussi brebis. Et qui dit troupeau, dit... patou. Je sors de mon rêve de rencontre avec l' ursidé et retrouve la réalité de l'estive quand mes craintes sont confirmées : à l'approche du troupeau, je suis stoppée par une barrière poilue blanche qui aboie. Je n'ai pas peur, mais ce chien fait son boulot et à chaque fois que je tente un pas, même de côté pour contourner le troupeau, il revient me signifier que je n'ai rien à faire là. Moi je veux bien contourner, mais je ne vais tout de même pas monter au pic de l'Har pour retourner à Eylie!!!! Que faire à part prendre son mal en patience et attendre que ce soit le troupeau qui s' écarte du col... Alors je m' arrête, je parle au chien, je lui dis que je ne vais pas les manger, ses brebis, de toutes façons j' aime pas le mouton, mais il ne me comprend pas. C'est pas que j'ai pas le temps, il est tôt, il fait beau, mais je vais pas rester plantée là, non plus. Heureusement, le berger qui est à la cabane, sort et vient vers moi. Il est d'abord surpris de me trouver là seule, puis s'excuse et me dit que la chienne est jeune et qu'elle doit apprendre à devenir plus calme. Moi je la trouve plutôt gentille; elle fait son boulot, c'est tout. Je le remercie d'être sorti pour m'aider à passer, parce que ça n' est pas toujours le cas et on tombe souvent sur beaucoup plus con que ça. J'en profite pour lui demander comment est le sentier dans la forêt car je me souviens que c'était merdique quand j'y suis passée au cours du tour du Biros. Il me répond qu'il a été nettoyé depuis, grâce notamment aux bénévoles qui organisent un trail fin juin dans le coin, et qu'une passerelle a même été installée afin de franchir le torrent, opération qui n'était pas évidente jusqu'alors. A l'époque, je me souviens que je m'étais déchaussée pour passer d'une rive à l' autre.

Bientôt, j' aurai avalé les presque 1700 m de D -, alors je prends mon temps et me délecte de bonnes myrtilles sous le col. Le sentier dans la forêt est effectivement débarrassé des arbres et branches qui l' encombraient alors, c'est toujours boueux par endroits et il faut croire que cet ancien parcours du combattant me manque car inexorablement, je me retrouve dans un enchevêtrement de branches qui m'oblige à une gymnastique dont je me serais bien passée, agrémentée en plus d'un bon bain de boue pour les pieds (ouin, mes super chaussures neuves!). Cet obstacle franchi, je me retourne pour constater que j'ai raté un truc et que le sentier évitait cette partie merdique. Chassez le naturel... comme on dit!

Je passe devant le mégalithe, je crois que dans les dernières minutes du tour du Biros, je n'avais même pas pris la peine de le photographier, alors je répare cet oubli.

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Il me reste quelques mètres à parcourir pour arriver à Eylie; là encore j'ai eu beau prendre mon temps, j'y suis en début d'après midi... Je vais discuter avec les gardiens du gîte d'étape dont on m' a loué la sympathie. Et effectivement ils sont très sympa. Il fait une de ces chaleurs, ici, en bas! J' engloutis une bière locale et alors que je l'avais moyennement appréciée dans la vallée il y a déjà un certain temps, je dois bien admettre qu'ici, à presque 1000 mètres d'altitude, je me régale!

C'est dingue le peuple qu'il y a dans ce hameau du bout du monde. Je descends jusqu'au parking du bocard d' Eylie (920 m) pour trouver un lieu de bivouac, le parking est blindé de chez blindé! Mais qu'est ce qui attire tout ce monde? Je trouve un petit coin d'herbe, je m'installe puis je bouquine en attendant qu'il y ait moins de monde pour pouvoir aller me tremper dans le torrent. Enfin je renoue avec une sensation presque oubliée, celle de profiter, nue, de la fraîcheur du courant. Quand je pense que sur la traversée l'année dernière, je ne me suis pratiquement pas adonnée à cette pratique, à cause de la météo pourrie et de la froideur de l'eau... Belle revanche aujourd'hui.

Je suis tranquille, bien, même très bien. Le ciel s'est couvert, masquant les étoiles, dont beaucoup sont filantes à cette époque, c'est un peu dommage, mais c'est comme ça, et il paraît que demain, la journée sera belle. Je ferme les yeux avec cet espoir et le rêve de gravir le point culminant du Couserans.

 

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Aujourd'hui donc, je me dirige vers la troisième lacune à combler, c'est à dire l'ascension du Maubermé (2880 m). Je sais que la course est longue (donnée en 6h15 depuis Eylie), elle devrait donc répondre à mes attentes. Je me donne 5h, maxi 5h30 sans forcer pour parvenir au sommet. Je pars donc à 7h20, histoire d'être là haut à l' heure du repas. Les 150 premiers mètres se font sur la piste qui mène au cirque de la Plagne, je sens ce départ un peu difficile... Aïe!

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Heureusement, dès que je m'engage dans la montée à gauche, je sens que ça va mieux. La grimpette dans la forêt de hêtres est agréable, quoique je trouve ces longs lacets permettant d'adoucir la pente un peu ennuyeux. Avec un tel tracé, suis pas prête d'avaler les 1960 m de D+!!! Ça monte, doucement, tranquillement... J'ignore à quelle altitude je me trouve. Je sais que je dois croiser sur mon chemin deux cabanes, je viens d' en passer une après avoir franchi une barrière (ne trouvant pas la façon dont elle s'ouvrait, j'ai trouvé plus rapide de passer par dessus... Ouh, pas bien!) mais je ne pense pas que ce soit une de celles là. Je continue dans ma lancée sur ce beau GRT bien tracé et bien balisé. Depuis ce matin, un homme d'une certain âge et deux jeunes sont dans mes pas. L'homme réduit la distance en coupant les lacets, chose que je ne peux pas faire, n'ayant personne devant moi pour m'indiquer la direction du sentier. Je lui crie que ce n'est pas bien de tricher, il me répond que c'est l'avantage de connaître l'itinéraire. A la faveur d'une énième coupette, il finit par se retrouver devant moi. Il m'attend et on chemine ensemble tout en discutant. On continue à couper le GR même s'il me dit que ça n'est pas bien. Il m'apprend qu'en coupant ainsi, nous nous retrouvons sur l'ancien tracé du port d'Urets et même sur la voie d'entrainement du PGHM. Je discute sans avoir toutefois baissé le rythme, la pente s'est raidie, et c'est très surprise que nous voilà déjà arrivés au barrage d'Urets (1947 m). Ben merde alors, je n'en reviens pas. Il est 9h05 seulement! La cabane vue tout à l'heure était bien l'une des deux du parcours, par contre, pas vu l'autre... Je suis vraiment étonnée d'être là car je n'ai pas senti ces 1020 m de D+. Et heureusement, finalement, car il en reste presque autant pour atteindre le sommet! J'adore!

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Mon objectif idéal aurait été de passer par l'épaule pour gravir le Maubermé, mais je ne connais pas l'itinéraire et seule, je n'ose pas m'y engager... Il paraît que c'est un passage de 600 mètres très raides, mais pas si difficile et à la limite c'est moins croulant que l'itinéraire normal. Mais pour aujourd'hui, c'est ce dernier que j'ai choisi, par prudence, surtout de façon raisonnable. De toutes façons il paraît que la partie espagnole est magnifique. Mon compagnon de randonnée s'arrête à cette cabane où se trouve un jeune berger. Je bois une bonne gorgée d'eau avant de reprendre la route assez rapidement, car déjà, j'ai froid. Il faut dire que le site se trouve encore à l'ombre. Point de trace des deux jeunes qui étaient pourtant derrière nous dans la partie aux lacets.

Je me régale déjà dans l'ascension du port d'Urets où je ne tarde pas à rattraper un couple parti d'Eylie deux heures avant moi. Je rigole car le fait de me trouver dans ses pas fait accélérer l'homme. Comportement typiquement masculin que je constate souvent, que ce soit en rando ou en course!!!

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Le cirque avec ses deux gradins est tout simplement sublime. Du bas, on se demande où est le passage, puisque le chemin est barré par une belle muraille. Le sentier est tracé dans la falaise, rendant le parcours magnifique. A 10h15, je suis au port d'Urets (2512 m), soit un peu moins de trois heures après mon départ. Je suis largement dans le temps que je me suis fixé! La vue depuis là haut est tout simplement géante, notamment sur l'estany de Montolíu, d'un bleu étincelant.

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La suite du parcours est en traversée, afin d'aller chercher le pic par son versant ouest. C'est comme on me l'avait dit, vraiment très agréable et joli. Je note une magnifique vue sur l'Aneto.

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Je progresse au son des cloches des vaches et brebis qui paissent paisiblement. Ici, point de patou! Soudain la vue s'ouvre sur les estanys de Liat, le son des sonnailles disparaît, le paysage bucolique s'efface à mesure que l'on change d'orientation.

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Je me retrouve face aux falaises du Maubermé et entre désormais dans un monde minéral assez raide et croulant. Heureusement il y a toujours une trace qui rend l'ascension plus facile et de nombreux cairns. Malgré cela, je m'égare une vingtaine de minutes avant la fin. Je me retrouve dans un couloir plus que raide, j'ai le nez sur la pente (bon, ok, j'ai un grand nez!), quand je lève la tête, je ne vois que falaises et rochers infranchissables, je me dis que ce n'est pas possible que ce soit par là car je n'ai pas entendu parler d'un truc aussi raide. Y'a deux solutions : ou je me suis trompée, ou c'est bien l'itinéraire mais je l'estime trop dangereux à mon goût, même si je me sens en forme. A partir de là, une seule option s'offre à moi : demi-tour. Si je me suis trompée, je devrais retrouver le bon itinéraire, si c'est le bon chemin, et bien, je repartirai sans avoir atteint le sommet. Et puis c'est tout! Je rebrousse donc chemin, et je m'aperçois au bout de quelques mètres de descente raide que j'avais effectivement perdu la trace et les cairns, continuant tout droit au lieu d'aller vers la gauche.

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Ouf! Je parviens au sommet, orné de magnifiques cairns. Il est 11h12, c'est trop tôt pour le casse croûte et après ma petite erreur, je dois dire que mes sentiments sont partagés. Je suis super contente d'être là, j'ai adoré le parcours, mais la dernière partie de l'ascension dans un univers quand même hostile (même s'il n'est pas difficile) fait poser des questions quant au fait de parcourir seule les montagnes. Je prends quelques photos et je décide de redescendre prendre mon repas dans un endroit plus bucolique, sur le sentier en traversée, face à l'Aneto, par exemple.

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Je descends tranquillement le pierrier croulant mais pas tant que ça, j'y croise plusieurs randonneurs espagnols (j'en avais déjà croisé trois au cours de ma montée) et dès que j'ai retrouvé le sentier à flanc, prends mon temps. Je peux bien me le permettre, ayant mis moins de 4 heures pour monter!!! Sinon, je vais encore arriver trop tôt à Eylie!

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Il fait si chaud que je décide d'avancer jusqu'au port d'Urets où il y aura probablement un souffle de vent. C'est donc face au lac de Montoliu que je m' octroie une bonne pause. Deux jeunes randonneurs arrivent de France, et après une petite pause photos, repartent vers le sommet. Ce sont les seuls français à y aller, le couple doublé tout à l'heure se rendant à l'étang d'Araing... Et les deux randonneurs de ce matin, où sont ils passés? Peut être ont ils pris l'épaule, mais cela m'étonnerait, j'aurais dû les voir... Ou alors ils sont partis vers la mail de Bulard (car je m'apercevrai le soir au retour qu'il y a un itinéraire entre ce sommet et la cabane d'Urets).

Après 45 mn de pause, je reprends mon chemin vers la cabane. Je prends le temps de faire les photos que je n'ai pas faites ce matin, car il n'y avait pas assez de lumière. C'est assez impressionnant de voir les vestiges de mines.

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Il y a un monde fou à la cabane, je ne m' y attarde pas. Je tente une pause un peu en dessous, afin de profiter au maximum du paysage qui me sera bientôt masqué par la forêt, mais il n'y a pas un brin d' ombre, alors comme j'ai peur de cramer, je reprends tranquillement mon chemin, doucement.

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Je vois la cabane que je n' avais pas vue ce matin, un peu normal vu qu'elle est décalée du sentier et sur un petit mamelon. Facile de la zapper dans le sens de la montée. Elle a l'air jolie, mais je ne prends pas la peine d'aller voir de plus près et me dis que j'irai voir la seconde (cabane d'Haou). Mais arrivée à celle ci, je renonce à cette idée car la végétation autour est un peu envahissante et j'ai peur qu'il y ait des tiques.

Je repasse par dessus le portillon, ne trouvant toujours pas comment il s'ouvre, je ne cherche pas à comprendre...

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Il reste les lacets de la belle forêt de hêtres à descendre avant de retrouver la piste. Je profite au maximum de cette ombrée car j'imagine qu'il doit faire très chaud à Eylie!

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Effectivement, on cuit en bas! A 15h50, je suis à la voiture, c'est très tôt!!! Je prends mon porte monnaie et monte 60 mètres plus haut pour aller me désaltérer au gîte. Et voilà, avec ces derniers pas, j' aurai fait 2000 mètres de D+ aujourd'hui ;-)

 

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Le gardien du gîte me dit que la météo devrait être encore bonne demain, ce qui me permet d'envisager de combler une autre lacune : la mail de Bulard!

Je redescends à mon lieu de bivouac où il y a encore plus de voitures qu'hier... Me voilà donc contrainte d'attendre qu'il y ait moins de monde dans ma salle de bain pour profiter comme hier du courant frais et revigorant. 

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Le lendemain matin, me voilà prête et motivée pour aller rendre visite à la mangeuse d'homme. Je pars dans l'idée de faire une boucle, en montant par le col de l'Arech, la crête de Mont-Ner, le tuc de la Coume de Lauze et enfin le sommet de la mail de Bulard (2750 m), et en revenant par la crête Ouest et la cabane d'Artignan.

Seulement voilà : arrivée au point côté 2646 m, la vue de la crête finale du Bulard me fait hésiter. Je sais pourtant qu'elle est facile, mais, je ne sais pas, je ne le sens pas... Je reste un long moment à la scruter, puis sagement, je décide de rester sur ma première idée, et je renonce. Ca fait un peu râler, parce qu'il ne me restait que 100 mètres à grimper, et surtout, je vais devoir me taper le retour par le même itinéraire! Raisonnablement, je redescends donc par où je suis montée, et avant de récupérer l'interminable GR10 jusqu'à Eylie, je vais faire une bonne pause à la cabane de Lasplanous...

Le voyage en photos :

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